QUATORZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A
Za 9, 9-10 Ps 144 (145) Rm 8, 9.11-13 Mt 11, 25-30
Mon joug est facile à porter !
Le texte de l’Évangile de ce dimanche est assez paradoxal. Jésus, d’une part, invite tous ceux qui peinent sous le poids du fardeau à venir à lui et il leur procurera le repos ; d’autre part, il leur demande de prendre sur eux son joug, car son joug est facile à porter et son fardeau léger.
Or, nous traînons tous derrière nous, des fardeaux lourds ou légers. Chacun, dépendamment de son expérience, a un poids qui pèse sur sa conscience, ne serait-ce que le poids du péché. Sauf dans le cas où la conscience est endurcie. La grande question maintenant, par rapport à la double invitation plutôt contradictoire de Jésus : est-ce un échange de fardeau ? Comme quoi notre fardeau serait plus lourd et celui que le Seigneur nous charge serait plus léger ?
Dans un premier temps, nous comprenons que le Seigneur est celui qui nous soulage, qui veut nous
débarrasser de tous nos encombrements. Tel « ce roi qui fera disparaître d’Ephraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et proclamera la paix aux nations » (Cf. Za 9, 10). A travers son pardon et sa miséricorde accordés, notamment dans le sacrement de la réconciliation, il nous allège. Cependant, même si nous trouverons du repos auprès de lui, il veut tout de même nous responsabiliser, pour nous faire comprendre que la vie chrétienne (le Royaume des cieux) n’est pas une fuite du réel.
D’où cette invitation dans un second temps : « mon joug est facile à porter ». Ainsi, par cette responsabilité, non seulement il veut nous dire que la sainteté est possible. Mais aussi, que les exigences de l’Évangile n’alourdissent pas notre plein épanouissement spirituel et humain, comme certains pourraient le penser. Au contraire, si « nous sommes sous l’emprise de l’esprit de Dieu qui habite en nous », nous serions capables de voir que ces exigences qui nous sont révélées, sont un chemin d’une vie plus simple, plus belle et plus légère.
« La dévotion à Marie est un chemin aisé, court, parfait et assuré pour arriver à l’union avec Notre-Seigneur, où consiste la perfection du chrétien. »
Saint Louis Marie de Montfort, VD 152.
- Marc-Kenry JASMIN, smm
Feu de la Sagesse