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Méditation sur les textes du dimanche de la Sainte Famille – Ekenley

Si 3, 2-6.12-14                        Ps 127 (128)                      Col 3, 12-21                    Mt 2, 13-15.19-23

 

Une famille unie dans l’amour!

Le dimanche qui suit la fête de Noël, l’Église célèbre la Sainte Famille composée de Jésus et de ses parents, Joseph et Marie. Cette fête, située au milieu de l’octave de Noël, est inséparable du mystère de l’Incarnation. Jésus, le Verbe de Dieu, a assumé pleinement notre condition humaine ; il nous ressemble en tout, excepté le péché (cf. He 4, 15). Ainsi, il est né et a grandi dans une famille humaine, nous montrant ainsi que notre salut, l’accès à la sainteté, passe par des chemins humains.

 

Dans l’ordre naturel des choses, les « parents », un père et une mère, s’unissent pour donner naissance à un « petit » (enfant). Si pour certaines espèces animales, les progénitures sont abandonnées dans la nature assez tôt; pour beaucoup d’autres, les parents les accompagnent jusqu’à ce qu’elles soient en mesure de se prendre en charge. L’humain fait partie de cette dernière catégorie, mais avec un lien plus fort qui se manifeste particulièrement dans la transmission des valeurs (éducation) et une dette ontologique, celle de l’amour. N’est-ce pas par amour que Dieu nous a créés ? N’est-ce pas son souffle d’amour qu’il a insufflé en nous dans la genèse pour nous donner sa vie (cf. Gn 2, 7) ? En effet, la procréation chez l’humain ne peut pas être le résultat d’un simple instant de reproduction, elle doit être le fruit d’un amour partagé, vécu ensemble dans une promesse d’éternité. La famille devient le lieu de vie de cet amour (même s’il n’y a pas d’enfants).

 

Dans la maison de Nazareth avec Joseph et Marie, L’Enfant-Jésus a trouvé un milieu humain favorable pour sa croissance : un père qui l’aime et le protège contre les menaces d’Hérode, une mère qui l’aime et qui est toujours présente pour lui, deux parents qui s’aiment et se respectent. En retour, quoique Fils de Dieu dans l’éternité, l’Enfant-Jésus « leur était soumis ». C’est pourquoi «il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 51-52). Voilà un exemple pour nos familles aujourd’hui. Nous sommes invités à écouter saint Paul dans la deuxième lecture : « Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur. » . Mais ce que saint Paul dit précédemment dans le texte est encore plus merveilleux : « Par dessus tout cela, ayez l’amour qui est le lien le plus parfait ».

 

A regarder nos familles aujourd’hui, nous sommes loin de cet idéal familial. Beaucoup de souffrances dans notre société actuelle sont dues aux blessures liées aux familles : séparation, violence, irresponsabilité, abandon etc. Tout cela peut se résumer en un manque d’amour. Nous avons un grand défi à relever dans nos familles et dans notre société, le défi d’aimer librement et de manière désintéressée. Cet amour ne doit pas se limiter aux membres restreints de notre famille de sang, mais il doit s’ouvrir à la grande famille humaine. Pour nous qui croyons en Dieu, ce n’est pas un simple conseil, mais c’est un devoir : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel » (Rm 13, 8). C’est sur ce chemin que Dieu nous attend, c’est par là qu’il nous sauve.

Prions pour les familles en difficulté et demandons au Seigneur de nous donner des familles qui s’aiment et une famille humaine unies dans l’amour.

 

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

 

 

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