DIX-HUITIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A
Is 55, 1-3 Ps 144 (145) Rm 8, 35.37-39 Mt 14, 13-21
La discipline est médecine
Le texte de l’Évangile de ce dimanche (la multiplication) est très connu de ceux et celles qui fréquentent régulièrement l’Église, et même ceux qui ne sont pas trop pratiquants. Ce texte est à la fois riche en enseignement sur l’humanité de Jésus (vrai Homme) et sur la divinité de Jésus (vrai Dieu). Pourtant, nous allons mettre l’accent sur le simple fait que Jésus, avant la multiplication et la distribution des pains et des poissons, a demandé à la foule de s’asseoir. N’est-ce pas un appel à la discipline ? Sachant que la discipline constitue un outil de base et doit être totale pour nous faire parvenir à une solution globale satisfaisante de nos problèmes.
Par cet ordre, Jésus, nous enseigne que même dans l’ordre de la grâce, il faut de la discipline. En effet, la gratuité de la grâce exprimée dans la première lecture : « …venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer », n’exclut pas la participation humaine. Autrement dit, n’exclut pas la discipline. Si bien que, pour la multiplication, il a fallu trouver dans la foule cinq pains et deux poissons, l’aridité de l’endroit. D’où le sens de cette vérité théologique : « la grâce ne supprime pas la nature ; elle l’élève » (St Thomas d’Aquin). Si nous regardons tous les miracles dans l’Écriture, il a toujours fallu quelque chose, ne serait-ce que la foi du demandeur.
Très souvent dans notre vie, ce qui nous manque c’est la discipline. Dieu veut toujours se donner à nous et se donne à nous. Mais, parfois nous refusons de faire l’effort qui nous revient. Toujours est-il qu’aucun sacrifice, ne peut nous valoir la grâce. Voilà pourquoi saint Paul dans la deuxième lecture nous partage sa certitude : « ni la mort ni la vie, ni les anges ni les principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, … rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ».
« La discipline est médecine. Qu’un chacun frappe sur son dos jusqu’aux os, … c’est le remède a tous maux ».
Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Cantique 161, 1.
- Marc-Kenry JASMIN, smm
Feu de la Sagesse