SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS
Ap 7, 2-4.9-14 Ps 23 (24) 1 Jn 3, 1-3 Mt 5, 1-12a
La sainteté : un appel et un chemin
La solennité de la Toussaint nous permet, d’une part, de célébrer la bonté de notre Seigneur qui appelle l’humanité entière à son bonheur et à la sainteté ; d’autre part, elle nous donne de vénérer ces hommes et ces femmes (connus ou inconnus) qui ont pu répondre à cet appel par le témoignage de leur vie. L’Église, par cette fête, nous met face à un élément fondamental de notre foi et de notre espérance ; car nous reconnaissons « un seul baptême pour le pardon des péchés », nous attendons « la résurrection des morts et la vie du monde à venir ». La sainteté devient cette vie nouvelle de parfaite communion avec le Christ, où nous pourrons le contempler face-à-face et où il sera tout en tous pour l’éternité (cf. 1 Co 15, 28). Pour y parvenir, nous sommes invités à répondre à l’appel du Seigneur et à marcher sur son chemin.
Dans l’une de ses visions apocalyptiques, saint Jean a vu une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ces gens sont vêtus de robes blanches qu’ils ont lavées et qu’ils ont blanchies par le sang de l’agneau. Tout cela pour nous dire que la sainteté n’est pas réservée à un petit nombre, un petit groupe ou une petite catégorie. C’est la vocation de chaque personne humaine, de chaque enfant de Dieu ; c’est un appel lancé à tous et chacun : « Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour » (Ep 1, 4). Par son côté ouvert sur la croix d’où sortent le sang qui purifie et l’eau qui donne vie, Jésus a rouvert la porte du paradis, la porte de la sainteté.
Répondre à l’appel à la sainteté implique de se mettre en marche à la suite de celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est ce mouvement vers le bonheur véritable que notre Seigneur nous présente dans l’évangile. Les béatitudes ne sont pas que de simples souhaits ou des rêves utopiques, elles sont un chemin : le chemin que Jésus a tracé pour nous sauver, le chemin que nous devons suivre pour être sauvés. Jésus nous a tracé ce chemin, car il est, par ordre d’excellence, le premier parmi les pauvres de cœur, parmi les doux, parmi les miséricordieux, parmi les artisans de paix… ; Il est le premier à aller jusqu’au bout dans le témoignage de l’amour. Si nous voulons parvenir « à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude » (Ep 4, 13), nous devons chercher à lui ressembler à chaque pas sur le chemin de notre vie. Car plus nous ressemblons au Christ, plus nous nous approchons de la sainteté.
Tous les saints ont un point commun : leur ressemblance au Christ. Ils ont reçu l’appel du Seigneur et ont décidé de marcher sur son chemin d’amour et de bonheur. Et nous aujourd’hui ? Ne fermons pas notre cœur à la voix du Seigneur qui nous appelle à son bonheur. Marchons sur le chemin de la sainteté dans l’espérance de devenir un jour purs comme notre Seigneur est pur.
« L’acquisition de la sainteté de Dieu est votre vocation assurée ; et c’est là que toutes vos pensées, paroles et actions, vos souffrances et tous les mouvements de votre vie doivent tendre… »
Saint Louis-Marie de Montfort, Le Secret de Marie (SM), 3.
- Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm
Feu de la Sagesse


Originaire de Cana en Galilée, il est aussi le Nathanaël, ami de Saint Philippe, qui vint l’évangéliser. Il est, selon la parole du Seigneur : “un vrai fils d’Israël”. Que s’était-il passé sous le figuier ? Cela restera un secret entre le Christ et lui. La tradition veut qu’il ait évangélisé l’Inde.