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Catégorie : Mediter

Méditation pour le 15ème dimanche du temps ordinaire-12 juillet 2026

QUINZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE ANNÉE A

 

Is 55, 10-11                             Ps 64 (65)                           Rm 8, 18-23                            Mt 13, 1-23

 

« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer ». Rien que ce verset dans l’Évangile de ce dimanche, fait résonner dans notre cœur ce qui suit : « Après avoir à bien des reprises et bien des manières, parlé par les prophètes ; il a plu à Dieu dans sa bonté et sa sagesse de se révéler en personne et de faire connaître aux hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, le mystère de sa volonté. » (Cf. Dei Verbum, 1-4) Cette auto-communication de Dieu, c’est sa Parole qu’on retrouve dans l’Écriture et la Tradition.

 

En effet, « cette Parole qui sort de la bouche du Seigneur, est comme la pluie et la neige qui descendent des cieux, et n’y retournent sans avoir fait ce qui lui plaît ; sans avoir accompli sa mission » (Cf. Is 55, 10-11). Par conséquent, comme une graine, la Parole de Dieu, a besoin d’une bonne terre d’accueil pour porter du fruit.

 

D’où la grande question pour nous qui avons cette chance d’écouter la Parole : sommes-nous une bonne terre ? Qui est-ce que ou encore, qu’est-ce que nous écoutons ? Jésus, lui-même déclare : « les paroles que je vous ai dites sont esprit et elle sont vie » (Jn 6,63).

 

Il revient donc à chacun de faire de notre cœur une terre capable de rendement. Cependant une vue d’ensemble de la parabole du semeur, nous évitera de nous mettre dans telle ou telle catégorie de terre. Si nous sommes attentifs à nous-même, nous verrions, tout comme la création gémit ; nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons » (Cf. Rm 18-23). Alors, nous comprenons que toutes les catégories de sol se conjuguent en nous. Efforçons-nous donc, d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique. Nous pourrons ainsi porter du fruit, a raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.

 

 

« Quand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles de grâce qu’elle

seule peut produire… »

Saint Louis Marie Grignion de Montfort, VD 35

 

 

 

 

  1. Marc-Kenry JASMIN, smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 14ème dimanche du Temps ordinaire – 5 juillet 2026-

QUATORZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A

Za 9, 9-10                            Ps 144 (145)                          Rm 8, 9.11-13                        Mt 11, 25-30

 

Mon joug est facile à porter !

Le texte de l’Évangile de ce dimanche est assez paradoxal. Jésus, d’une part, invite tous ceux qui peinent sous le poids du fardeau à venir à lui et il leur procurera le repos ; d’autre part, il leur demande de prendre sur eux son joug, car son joug est facile à porter et son fardeau léger.

 

Or, nous traînons tous derrière nous, des fardeaux lourds ou légers. Chacun, dépendamment de son expérience, a un poids qui pèse sur sa conscience, ne serait-ce que le poids du péché. Sauf dans le cas où la conscience est endurcie. La grande question maintenant, par rapport à la double invitation plutôt contradictoire de Jésus : est-ce un échange de fardeau ? Comme quoi notre fardeau serait plus lourd et celui que le Seigneur nous charge serait plus léger ?

 

Dans un premier temps, nous comprenons que le Seigneur est celui qui nous soulage, qui veut nous

débarrasser de tous nos encombrements. Tel « ce roi qui fera disparaître d’Ephraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et proclamera la paix aux nations » (Cf. Za 9, 10). A travers son pardon et sa miséricorde accordés, notamment dans le sacrement de la réconciliation, il nous allège. Cependant, même si nous trouverons du repos auprès de lui, il veut tout de même nous responsabiliser, pour nous faire comprendre que la vie chrétienne (le Royaume des cieux) n’est pas une fuite du réel.

 

D’où cette invitation dans un second temps : « mon joug est facile à porter ». Ainsi, par cette responsabilité, non seulement il veut nous dire que la sainteté est possible. Mais aussi, que les exigences de l’Évangile n’alourdissent pas notre plein épanouissement spirituel et humain, comme certains pourraient le penser. Au contraire, si « nous sommes sous l’emprise de l’esprit de Dieu qui habite en nous », nous serions capables de voir que ces exigences qui nous sont révélées, sont un chemin d’une vie plus simple, plus belle et plus légère.

 

« La dévotion à Marie est un chemin aisé, court, parfait et assuré pour arriver à l’union avec Notre-Seigneur, où consiste la perfection du chrétien. »

Saint Louis Marie de Montfort, VD 152.

 

 

 

 

 

  1. Marc-Kenry JASMIN, smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 13ème dimanche du temps ordinaire -28 juin 2026-Ekenley

TREIZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A

2R 4, 8-11.14-16a                       Ps 88 (89)                       Rm 6, 3-4.8-11                       Mt 10, 37-42

 

Ouvrez à Jésus-Christ !

 

En ce treizième dimanche du temps ordinaire de l’année A, nous méditons sur le sens du mot « accueil » selon ce que Jésus nous a dit dans l’Évangile : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » Pourquoi est-ce important pour un chrétien ? Nous croyons en un Dieu qui ne reste pas loin de nous, qui se fait proche, qui « vient » chaque jour à notre rencontre, qui « habite parmi nous » et qui « est » toujours avec nous. Maintenant, savons-nous accueillir sa présence ?

 

Dans la première lecture, cette femme qui n’est pas nommée ouvre sa maison pour accueillir le prophète Élisée, l’homme de Dieu. Elle ne l’a pas accueilli pour ce qu’il pouvait apporter, d’ailleurs cette femme était riche selon le texte et n’a rien voulu demander à Élisée alors qu’elle avait d’autres besoins ; mais elle l’a accueilli pour ce qu’il est, « homme de Dieu ». Elle portait en elle une grande souffrance (celle de ne pas avoir un fils), mais cela ne l’a pas empêchée d’ouvrir son toit pour accueillir. Nous comprenons ici que la plus grande richesse de cette femme n’était pas ses biens, mais la largesse de son cœur. Au lieu de se lamenter sur ce qu’elle n’a pas, elle partage avec générosité ce qu’elle a reçu ; au lieu de récriminer contre Dieu parce qu’elle n’a pas de fils, elle accueille sa volonté avec joie, comme pour prendre sa croix ; au lieu d’insister à demander, elle insiste à donner. C’est en ouvrant son cœur pour donner qu’elle va tout recevoir de Dieu. Accueillir Dieu, c’est s’ouvrir à sa présence et à sa volonté, non pas pour ce qu’il est capable de nous donner, mais pour ce qu’il est.

 

Aujourd’hui, qui est l’homme de Dieu à accueillir ? Quand Jésus nous demande d’accueillir ses prophètes, ceux qui parlent ou qui agissent en son nom, il nous demande de l’accueillir Lui-même. Les prophètes du Seigneur ne sont pas forcément les ministres ordonnés ou consacrés de l’Église, ce ne sont pas forcément des personnalités connues ou de grande notoriété. Les « hommes (femmes) de Dieu » aujourd’hui peuvent être aussi les gens simples, les pauvres ou toute personne en situation qui croisent nos chemins ou qui frappent à notre porte ; par ce qu’ils vivent, ils sont capables de nous parler au nom Dieu et refléter son visage dans ce monde. Aimer le Seigneur plus que sa mère, son père, ses frères et sœurs, c’est aller au-delà du cercle restreint des proches afin de voir en chaque être humain un prochain, un signe de Dieu, un « homme (femme) de Dieu ». L’aimer plus que tout, c’est aussi marcher avec Lui, même quand le chemin parait difficile, même s’il faut porter une croix.

 

Notre Seigneur continue à visiter son peuple, il veut demeurer en chacun de nous. Ouvrons-lui notre cœur. En ouvrant notre cœur à Jésus-Christ, nous trouverons plus que nous n’oserions demander, plus que nous n’oserions espérer.

 

« Charmé de la flamme divine dont je vois votre Cœur si plein,

C’en est fait, j’ouvre ma poitrine, Divin Cœur, entrez dans mon sein. »

Saint Louis-Marie de Montfort , Cantique (Ct) 47, 29.

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 12ème dimanche du temps ordinaire-21-06-2026-Ekenley

DOUZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE

Jr 20, 10-13                              Ps 68 (69)                              Rm 5, 12-15                       Mt 10, 26-33

 

Soyons sans crainte devant les hommes !

 

En ce douzième dimanche du temps ordinaire de l’année A. Nous sommes en face d’une réflexion essentielle dans notre démarche de vie chrétienne : les épreuves et les persécutions rencontrées sur la route à cause de notre foi. Évidemment, nous aimerions que notre vie soit un long fleuve tranquille, mais en réalité nous constatons que parfois, sans pouvoir toujours l’expliquer, nous sommes contraints de faire face à des situations difficiles et même à des personnes qui s’opposent à nous à cause de nos convictions. Que faire ?

 

Dans un monde où beaucoup sont prêts à tout pour la richesse, le pouvoir et le plaisir, annoncer la justice et l’égalité sociale devient une menace. Avant le Christ, le prophète Jérémie a fait l’expérience d’un acharnement contre sa personne pour avoir dénoncé le mal de son temps. Malgré tout cela, il ne s’est pas tu, il a fait confiance à son Dieu, il a remis sa cause à son Seigneur qui délivre le malheureux de la main des méchants. Aujourd’hui, beaucoup sont persécutés pour la justice, pour avoir pris la défense des plus faibles, pour avoir observé la charité du Seigneur ou simplement pour avoir refusé de prendre part à la folie de notre monde. Jésus le savait et le sait, il est lui-même passé par là. C’est pourquoi il nous demande de ne pas céder à la tentation de la peur des hommes ; ils peuvent nous faire souffrir, mais ils n’ont aucun pouvoir sur notre vie qui est bien cachée dans le cœur de Dieu : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. »

 

Comme l’ont affirmé plusieurs penseurs, dont Norbert Zongo, « le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais, c’est le silence des gens bien ». Que ce soit par le désir de suivre la foule ou le refus d’être mal vus par elle, parfois nous acceptons un peu de trop : trop de silence devant des situations où nous devrions élever la voix ; trop de vacarmes devant des situations où nous devrions nous taire. Nous n’osons plus oser. Notre peur favorise le désordre, notre indifférence amplifie le chaos. Faut-il plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu ? Il n’y a qu’une façon de plaire à Dieu, c’est de vivre selon nos convictions profondes de quête de justice, de paix et d’amour.

 

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de prendre des risques pour la vérité, l’amour et le bien ; il nous invite à laisser de côté le respect humain en vue de travailler pour le respect de l’humain et de sa dignité. Si la vérité se tait, comment pourra-t-elle vaincre le mensonge ? Si le bien se tait, comment pourra-t-il vaincre le mal ? Si l’amour se tait, comment pourra-t-il vaincre la haine ? Si la vie se tait, comment pourra-t-elle vaincre la mort ? Que le Seigneur nous donne la force de surmonter nos peurs et nos hésitations pour pouvoir annoncer sa paix et sa vérité, non seulement par nos paroles, mais aussi par nos actes, par notre manière de vivre dans ce monde.

 

 

« Si on ne hasarde quelque chose pour Dieu, on ne fait rien de grand pour lui. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Lettre(L), 27 (A la Bse Marie-Louise de Jésus).

 

 

 

 

Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 11ème dimanche du temps ordinaire – 14 juin 2026 – Ekenley

ONZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A

Ex 19, 2-6a                            Ps 99 (100)                             Rm 5, 6-11                       Mt 9, 36 – 10, 8

 

Appelés à devenir un royaume de prêtres !

Après un long périple partant du carême, passant par les grandes fêtes pascales, nous reprenons le cours du temps ordinaire de l’année A. En cet onzième dimanche, nous méditons sur la vocation des douze apôtres dans l’évangile de Matthieu ; Jésus les choisit, les appelle et leur confie une mission, celle d’annoncer que le royaume est tout proche. C’est une occasion favorable pour chacun de penser à sa propre vocation en tant que baptisé(e).

 

L’appel des apôtres est précédé par un triste constat de la part de Jésus : «Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » Aujourd’hui, ne sommes-nous pas amenés à faire le même constat dans notre société ? Ne sommes-nous pas désemparés par les guerres et les violences sur nos frères et sœurs (même les enfants ne sont pas épargnés) ? Ne sommes-nous pas abattus par les soucis, les inquiétudes,  les incertitudes du présent et de l’avenir ? Notre société semble s’égarer de plus en plus, elle a du mal à trouver le chemin de la justice véritable et de la paix ; donc il y a besoin, je dirais jusqu’à dire qu’il y a urgence de faire quelque chose.

 

Suite à ce constat, Jésus appelle les douze pour aller là où il devrait aller et annoncer ce qu’il est lui-même venu annoncer dans le monde, un royaume nouveau. Dans l’Évangile de saint Matthieu, la première prédication de Jésus s’articule ainsi : « Convertissez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche (Mt 3) ». C’est exactement la même chose qu’il demande aux douze d’annoncer au peuple d’Israël. C’est aussi ce qu’il demande à chacun de nous aujourd’hui. D’abord, il nous appelle à devenir « un royaume de prêtres, une nation sainte » ; ensuite, il nous envoie annoncer ce royaume au monde. Étant des ouvriers à la vigne du Seigneur, nous sommes appelés à devenir : son cœur en nous laissant toucher par la souffrance du monde, sa voix en annonçant son amour et sa vérité, ses mains en prenant soin de nos frères et sœurs.  Jésus nous demande d’accomplir pour les autres ce qu’il a accompli par avance pour nous. Il nous a sauvés alors que nous étions pécheurs, maintenant il nous envoie auprès des autres pour les ramener au salut. Il nous a guéris alors que nous étions malades, maintenant il nous envoie prendre soin des autres. Il nous a éclairés par son Esprit de vérité alors que nous marchions dans les ténèbres, maintenant il nous envoie pour être lumière au milieu des nations. Qu’attendons-nous pour agir ? Nous avons reçu gratuitement, ne devons-nous donner gratuitement ?

 

Le monde a tant besoin d’amour, de lumière, de justice, de paix… en un mot, le monde a besoin du Christ. Écoutons l’appel du Seigneur, levons-nous, formons ensemble ce peuple de prêtres qui apporte le salut du Christ au monde entier.

 

« Ce fut par la douceur de ses paroles qu’il attira comme avec un appât ses apôtres à sa suite ; qu’il guérit les malades les plus incurables et qu’il consola les plus affligées. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse (ASE), 122.

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

 

Méditation sur la Solennité du Saint Sacrement- 7 juin 2026-Ekenley

SOLENNITÉ DU SAINT SACREMENT/ A

Dt 8, 2-3.14b-16a                      Ps 147 (147 B)                        1 Co 10, 16-17                    Jn 6, 51-58

 

Un seul corps dans le Christ !

Ce dimanche, nous célébrons la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ (dans certains pays ou certaines régions, cette fête a été célébrée jeudi dernier). Cette fête est d’une importance capitale pour tous les chrétiens, puisque nous sommes sauvés par le don du Corps et du Sang du Christ. Par désobéissance, nous avons mangé du fruit de l’arbre défendu ; cela nous a éloignés de Dieu et nous a menés à la mort. Par son obéissance à son Père, le Christ nous donne sa Chair comme vraie nourriture et son Sang comme vraie boisson, afin que nous devenions un seul corps en Lui et avec Lui et que nous puissions vivre de la Vie de Dieu.

 

Dans son grand amour, Dieu n’a jamais cessé de prendre soin de nous. Même après le péché, il était là ; il a marché avec nos pères dans le désert et les a nourris de la manne. Mais la nourriture du Corps et du Sang du Christ n’est pas comme les autres. Elle est particulière. Elle ne nourrit pas seulement nos corps, mais elle nourrit tout ce que nous sommes, puisque elle communique en nous  la Vie de Dieu. C’est justement ce que Jésus affirme dans l’Évangile : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

 

Ceux et celles qui se communient au Corps et au Sang du Christ deviennent une seule chair avec Lui. Quoiqu’il se donne à tous et que chacun le reçoit tout entier, le Christ demeure le Sacrement de notre unité ; c’est ce que nous chantons dans la séquence : « On le reçoit sans le briser, le rompre ni le diviser ; il est reçu tout entier. » Saint Paul, dans la deuxième lecture, attire notre attention sur cette communion entre nous et au Christ en nous disant : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » Tel est le désir du Christ : en donnant son Corps et son Sang, il veut que nous devenions unis, attachés à Lui. Et qu’en nous attachant à lui, nous trouvions la vie.

 

En ce jour, nous sommes invités à prendre conscience de l’importance de ce grand mystère de notre foi. Devant ce mystère, nous sommes en adoration, nous contemplons notre Dieu qui se livre pour nous et qui est constamment présent dans notre vie. À chaque fois que nous disons « amen » en communiant au Corps et au Sang du Christ (que ce soit en espèce ou en adoration), nous disons « oui » à la Vie de Dieu et nous nous rappelons que nous formons un seul corps, uni au Christ pour l’éternité.

 

« Je vous désire, ô pain de vie, dès aujourd’hui, sans attendre à demain

J’en veux manger, j’en meurs d’envie, j’ai grand faim, donnez-moi du pain. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Cantique 112, 4.

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le dimanche de la Sainte Trinité -31 mai 2026-Ekenley

DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITÉ / Année A

Ex 34, 4b-6.8-9                       Cantique Dn 3,                        2 Co 13, 11-13                      Jn 3, 16-18

 

Sauvés par amour, dans l’unité !

Le dimanche qui suit la Pentecôte, l’Église célèbre le mystère de la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois Personnes. Cette solennité n’a pas pour objectif d’expliquer avec des raisonnements logico-humains le concept « Trinité », car beaucoup se trompent en voulant limiter Dieu en lui attribuant des caractéristiques humaines. Quand nous faisons une réflexion, il y a toujours un peu de « ce que nous sommes », or ce que nous sommes ne peut pas tout dire sur « ce que Dieu est ». Il existe toujours une part de mystère quand nous sommes en face de Dieu, Lui seul peut se révéler réellement à nous. Il se révèle depuis la création du monde ; il a parlé à nos ancêtres dans la foi (Moïse sur le Sinaï), il l’a fait en son Fils Jésus-Christ, son Verbe éternel, envoyé dans le monde pour nous sauver ; il continue de se révéler à nous, à travers l’Esprit-Saint.

 

Dans l’œuvre de la création, nous pouvons constater un ordre et une harmonie qui rendent toute chose bonne et belle (cf. Gn 1). Cette harmonie est l’expression d’un Dieu unique qui est communion en Lui-même, un Dieu qui est un « Nous » et qui crée toute chose par amour : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gn 1, 26). Cet amour de Dieu demeure même quand nous lui tournons le dos ou que nous nous révoltons contre Lui (c’est le cas du peuple Israël dans le désert). Dieu ne peut pas renoncer à son amour pour nous, car il est Lui-même Amour, il est «LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » C’est pourquoi, alors que l’humanité allait vers sa perte, « il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Pour accomplir l’œuvre de la rédemption, Jésus n’était jamais isolé de son Père ; le Père et lui sont Un. Aujourd’hui, l’Esprit-Saint est à l’œuvre dans l’Église pour sauvegarder l’amour et l’unité au sein des membres du corps du Christ. Comme pour nous dire : « C’est par amour que le salut vous a été donné, c’est dans l’amour que vous devez le recevoir. »

 

La solennité de la Sainte Trinité nous donne l’occasion de renouveler notre foi dans le Dieu unique qui est Père, Fils, et Esprit-Saint. Si notre intelligence a du mal à l’expliquer, notre foi nous permet tout simplement de contempler ce mystère à travers la Parole de Dieu et l’œuvre du salut. Nous devons nous rappeler que notre vocation est de participer à cette communion d’amour du Dieu trinitaire pour l’éternité.

 

« En Dieu sont trois personnes : Père, Fils, Saint-Esprit.

Trois infiniment bonnes, je le crois, Dieu l’a dit.

Trois ne font qu’un seul Dieu, car trois n’ont qu’une essence :

Le Père est Dieu, le Fils est Dieu,

Enfin le Saint-Esprit est Dieu,

Tous égaux en substance. »

Saint Louis-Marie de Montfort, cantique (Ct) 109, 2.

 

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (TITO), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le dimanche de la Pentecôte. 24 mai 2026-Ekenley

PENTECÔTE

Ac 2, 1-11                          Ps 103 (104)                        1 Co 12, 3b-7.12-13                     Jn 20, 19-23

 

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs !

            Ce dimanche, l’Église célèbre la solennité de la Pentecôte. 50 jours après Pâques, les apôtres étaient en prière, l’Esprit-Saint est descendu sur eux sous forme de langues de feu. Grâce à l’effusion de l’Esprit-Saint, les verrous de la peur ont été brisés et les apôtres se mirent à proclamer les merveilles de Dieu aux nations dans un langage que chacun pouvait comprendre.  Aujourd’hui, arrivons-nous à comprendre la voix de l’Esprit qui continue d’annoncer les œuvres de Dieu à travers l’Église ou à devenir nous-mêmes cette voix ?

 

Malgré les nombreuses manifestations du Christ après sa résurrection devant les apôtres, ces derniers étaient encore timides, entre la crainte des juifs et l’attente du Paraclet promis par Jésus. Ainsi, entre l’Ascension et la Pentecôte, ils ont vécu un temps de retraite spirituelle qui les a préparés à recevoir l’Esprit-Saint : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière… » (Ac 1, 14). Avec la venue de l’Esprit-Saint, il n’avait plus peur d’annoncer publiquement la bonne nouvelle. Évidemment, les gens étaient étonnés devant la conviction avec laquelle les apôtres agissaient. Ils se demandaient d’où leur venaient cette sagesse, cette intelligence, ce conseil, cette science, cette force, cette piété, cette crainte du Seigneur ? Ils ont vite compris qu’ils ont reçu tout cela de Dieu par la puissance de l’Esprit : « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit ».

 

Écoutons saint Paul dans la deuxième lecture : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit… À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. » L’Esprit reçu par les apôtres est l’Esprit qui procède du Père et du Fils, il unit l’humanité à Dieu et entre elle. C’est l’Esprit d’amour et d’unité qui fait de nous un seul corps en Jésus-Christ, qui nous conduit dans la vérité toute entière. Le Christ souffle son Esprit-Saint sur les apôtres et les envoie accomplir ce que lui-même il devait accomplir, le salut du genre humain. Quand nous agissons sous la mouvance de l’Esprit-Saint, ce n’est plus nous-mêmes qui agissons, mais le Christ qui agit en nous (cf. Ga 2, 20). C’est pourquoi nous n’avons pas à avoir peur, ni à nous demander comment nous allons faire ; l’Esprit-Saint peut accomplir en nous et à travers nous ce qui parait impossible à l’œil humain.

 

Par le baptême, chaque chrétien reçoit l’Esprit du Christ pour vivre en témoins dans le monde. Suis-je encore trop timide ? Renoncé-je parfois à la voix de l’Esprit ? Ai-je du mal à être docile à l’Esprit ? L’Esprit-Saint est encore à l’œuvre aujourd’hui, c’est encore le temps de lui ouvrir notre cœur en reprenant la séquence : « Viens, Esprit-saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. »

 

« Quand la Sagesse éternelle se communique à une âme, elle lui donne tous les dons du Saint-Esprit et toutes les vertus dans un degré éminent, savoir : les vertus théologales…, les vertus cardinales…, les vertus morales… »

Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse Éternelle (ASE), 99.

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 7ème dimanche de Pâques-17 mai 2026-Ekenley

SEPTIÈME DIMANCHE DE PÂQUES A

Ac 1, 12-14                              Ps 26 (27)                          1 P 4, 13-16                           Jn 17, 1b-11a

 

Tous, d’un même cœur !

            Le septième dimanche de Pâques se situe entre la solennité de l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte. Le Christ ressuscité retourne auprès de son Père tout en promettant de marcher avec ses amis sur le chemin de la Vie, grâce à l’Esprit de vérité. L’évangile de ce dimanche est une prière, un échange d’amour de Jésus à son Père avant de laisser ses amis (la veille de sa Passion). Pourquoi Jésus prie-t-il ? Pour quoi ? Pour qui ?

 

Sûrement, nous avons déjà entendu cette réflexion disant que si Jésus est Dieu, pourquoi a-t-il besoin de prier ? Évidemment, cette réflexion est issue d’une manière très réduite de concevoir la prière ; elle serait l’action de ‘‘s’approcher d’une divinité par des actes de culte pour demander ou attirer une faveur’’. Or, en Jésus-Christ, nous découvrons que la véritable prière est avant tout un désir, une quête d’amour et de communion avec Dieu.  Jésus, Fils de Dieu depuis toute éternité, ne s’est jamais séparé de son Père en venant dans le monde, il est resté en parfaite communion avec Lui : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jn 14, 11). La prière devient ainsi l’acte qui concrétise ce lien indéfectible existant entre le Père et le Fils. Jésus n’a pas prié qu’une fois ou dix fois ou cent fois durant son passage sur la terre ; toute sa vie terrestre a été une prière, c’est-à-dire une vie d’amour et de communion avec le Père, comme deux cœurs qui s’aiment, qui se regardent, qui se contemplent, qui se parlent à l’infini.

 

            Pour quoi ? Jésus prie pour que le Père « glorifie » son Fils. Jésus n’est pas venu dans le monde pour y chercher la gloire, il n’en avait pas besoin puisqu’avec le Père, il partage la même gloire « bien avant que le monde existe ». S’il demande au Père de le glorifier, c’est pour que la gloire de Dieu soit connue dans le monde et que le monde soit sauvé par la foi en lui : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire ». Cette œuvre dont parle Jésus, c’est l’œuvre de la rédemption et du salut qui fait entrer l’humanité dans la vie éternelle ; Or, la vie éternelle, c’est que nous connaissions le Père, lui le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus Christ.

 

            Pour qui ? Voici ce que dit Jésus : « Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. » Le « monde » ici n’est pas une catégorie rejetée ou oubliée par le Christ, mais la catégorie de ceux et celles qui n’accueillent pas le Verbe de Dieu : « Il était dans le monde… mais le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 1, 10). Jésus prie pour nous.

 

Comme les apôtres, entrons dans cette démarche de communion avec Dieu par la prière et de communion entre nous par la charité fraternelle. Que nous formions un seul cœur en Jésus-Christ !

 

« Mille fois mon cœur vous désire, amour divin, venez à moi :

Être sans vous, c’est un martyre, venez donc me donner la loi. »

Saint Louis-Marie de Montfort, cantique 5, 40.

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 6ème dimanche de Pâques- 10 mai 2026- Ekenley

SIXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES A

Ac 8, 5-8.14-17                        Ps 65 (66)                            1 P 3, 15-18                          Jn 14, 15-21

 

Le Père enverra un autre Défenseur

Le sixième dimanche de Pâques précède la solennité de  l’Ascension du Seigneur (jeudi prochain). Lors de son dernier repas, sachant qu’il s’en va vers le Père, Jésus prépare le cœur de ses amis à son départ. Mais pour Lui, ce n’est pas la fin de l’aventure, ce n’est même pas une séparation puisqu’il leur demande de demeurer en Lui, de demeurer dans son amour.  Cette union d’amour au Christ doit être vécue dans la mise en application de l’enseignement évangélique : «Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Mais Jésus sait bien que garder ses commandements n’est pas une tâche facile, c’est pourquoi il prie le Père qui enverra un « autre Défenseur » qui sera pour toujours avec ses amis. Pourquoi un Défenseur ? Pour nous défendre contre qui ou contre quoi ?

 

Si Jésus parle d’un autre Défenseur, c’est parce qu’il est Lui-même le premier qui a pris (prend) notre défense. D’ailleurs, par le don de sa vie, il nous a délivrés de la condamnation du péché ; il nous a protégés contre l’Accusateur et il a rejeté celui qui nous accusait jour et nuit devant Dieu (cf. Ap 12, 10). L’autre Défenseur dont parle Jésus, l’Esprit-Saint, continue de nous défendre contre les assauts de l’Ennemi qui s’en prend à ceux et celles qui cherchent à faire la volonté de Dieu. Dans sa première épître, saint Pierre nous met en garde : « Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi » (1P 5, 8-9). Par la puissance de l’Esprit-Saint, Dieu nous garde à l’ombre de ses ailes, dans son amour.

 

L’une des signification du mot ‘‘défendre’’, c’est soutenir une idée ou une cause. Comme le Christ, nous pouvons rencontrer sur notre route des adversaires à cause de notre foi, de la vérité ou du témoignage de l’amour. Ainsi, saint Pierre, dans la deuxième lecture, nous demande de témoigner avec douceur devant les hommes l’espérance qui nous habite en tant que « amis du Christ ». L’Esprit de vérité nous aide à défendre notre conviction dans l’amour sans avoir peur du monde, le Défenseur nous raffermit dans la foi et nous garde dans la fidélité malgré les épreuves et les oppositions.

 

Contre nous-mêmes et nos penchants mauvais, le Défenseur nous défend de nous détourner de la voie du Seigneur pour garder les commandements du Seigneur.  Les tentations ne viennent pas seulement de l’extérieur, parfois cela vient de notre orgueil, de la volonté intérieure  de dominer ou de rabaisser les autres plutôt que les aimer. En effet, le Défenseur fait résonner la Parole du Seigneur dans nos cœurs et nous garde dans la communion d’amour avec Dieu.

 

Ne l’oublions pas ! Nous ne sommes pas orphelins ! Le Christ s’en va nous préparer une place auprès du Père, mais il ne nous laisse pas seuls. Témoignons de l’amour du Christ en gardant ses commandements aux yeux du monde. Que l’Esprit-Saint vienne à notre secours en prenant notre défense.

 

« Marie est puissante : rien n’est capable de lui ravir ce qu’on lui a mis entre les mains ; mettons-nous entre ses mains ; elle nous défendra et nous rendra victorieux de tous nos ennemis. »

(Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse Éternelle (ASE), 222)

 

 

 

Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse