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Méditation pour le 4ème dimanche du TO-1er février 2026-Ekenley

So 2, 3 ; 3, 12-13                  Ps 145 (146)                         1 Co 1, 26-31                         Mt 5, 1-12a

 

Sur le chemin du bonheur éternel !

Combien de fois faisons-nous ou entendons-nous autour de nous des réflexions comme : si j’arrive à avoir telle somme d’argent, si j’obtiens ce poste au travail, si je réussis cette épreuve, quand je me marierai, quand j’aurai des enfants, quand je serai à la retraite, quand j’aurai fini avec ma chimiothérapie… je serai heureux ? Et puis le temps passe, nous faisons des expériences de joies immenses, de grandes consolations, d’apaisements indescriptibles, mais toujours avec la sensation qu’il manque quelque chose à ces fragments de « bonheur » trop approximatifs et trop éphémères. Puisque ce monde tel que nous la connaissons passe, ainsi que tout ce qu’il renferme, la plénitude du bonheur ne s’y trouverait donc pas, elle se trouve en Dieu, Source éternelle de tout bien. En ce quatrième dimanche du temps ordinaire, à travers les béatitudes, Jésus nous appelle à « son bonheur », il nous invite à vivre aujourd’hui en préparant notre avenir, à investir le temporel en vue de l’éternité.

 

Dans la formulation de chaque béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. », nous trouvons deux parties. La partie qui vient après le ‘‘Heureux’’, c’est l’attitude à adopter aujourd’hui dans notre vie pour accueillir le bonheur. La partie qui vient après le ‘‘car’’ est la promesse du bonheur véritable faite par le Seigneur dans l’éternité. Nous pouvons dire en d’autres termes que le royaume des cieux, lieu où se vit la plénitude du bonheur, est donné à ceux et celles qui sont affamés et assoiffés de justice, aux doux, aux cœurs purs, aux miséricordieux, à ceux qui travaillent pour la paix et surtout à ceux et celles qui ont un cœur pauvre devant le Seigneur. La pauvreté de cœur, c’est reconnaître qu’aucun bien temporel ne peut combler le cœur de l’humain. Ainsi, le pauvre de cœur garde son cœur libre de toute attache matérielle et passagère pour que Dieu puisse le remplir de ces dons spirituels. C’est à cette simplicité de cœur que saint Paul nous invite : « Que ceux qui pleurent soient comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 30-31).

 

Cet appel de Jésus peut paraître étrange aujourd’hui dans une situation où tout le monde veut devenir le plus puissant, le plus riche, le plus fort etc. Cependant, cela ne devrait pas nous effrayer, car « ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ». N’ayons peur de rien ! Le bonheur ne se trouve ni dans les richesses, ni dans la puissance, ni dans les armes ; il est un don de Dieu offert à ceux et celles qui le désirent avec un cœur simple. Répondant à l’appel du Christ, marchons sur le chemin du bonheur éternel.

 

« La Sagesse Éternelle appelle les hommes pour leur apprendre les moyens d’être heureux ; elle les cherche, elle leur sourit ; elle les comble de mille bienfaits… »

(Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse Éternelle (ASE), 5)

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

 

Posted in Mediter, Paroisse