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Catégorie : Mediter

Méditation sur les lectures du 3ème dimanche du temps ordinaire-25 janvier 2026-Ekenley

Is 8, 23b – 9, 3                           Ps 26 (27)                         1 Co 1, 10-13.17                      Mt 4, 12-23

 

Une lampe sur ma route !

Le troisième dimanche du temps ordinaire est désigné par le pape François en 2019 « dimanche de la Parole ». Ce dimanche vient nous rappeler le rôle capital de la Parole de Dieu dans la vie du chrétien en particulier et du peuple de Dieu en général. Étant un Père qui affectionne ses enfants, Dieu nous communique son amour et sa grâce par  sa Parole ; dès le début de la révélation, il nous demande, pour faire route avec lui, d’accueillir cette Parole : « Écoute, Israël !». C’est par sa Parole que Dieu a créé le monde et c’est par sa Parole qu’il l’a sauvé. Nous inspirant des textes liturgiques de ce dimanche, nous pouvons relever deux caractéristiques (parmi tant d’autres) de la Parole de Dieu : c’est une Parole qui transforme, c’est une Parole qui éclaire.

 

Comme la pluie pénètre le sol et l’abreuve, la Parole de Dieu agit dans le cœur de celui ou celle qui l’écoute et qui la met en pratique : «…ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Is 55, 11). Dans l’évangile, Jésus appelle à la conversion ; cette conversion n’est possible que dans l’accueil de la Parole. Celui ou celle qui rencontre Jésus, le Verbe incarné de Dieu, et qui marche dans sa voie ne peut plus être la même personne qu’avant ; docile à la douce voix du Christ, il entre dans une démarche de conversion permanente et son cœur se renouvelle au quotidien par les délices de cette Parole. Dieu ne nous parle pas au passé (même si la Bible rapporte des évènements du passé), sa Parole est vivante et efficace, elle frappe à la porte de notre cœur aujourd’hui pour le transformer.

 

Dans le livre d’Isaïe, nous pouvons lire : « Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée », cette lumière est le Verbe de Dieu qui s’est fait chair dans notre monde et qui a habité parmi nous. Ne connaissant pas le chemin, aveuglés par nos penchants mauvais, nous avons besoin d’être guidés. Jésus nous dit qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6), donc sa Parole nous éclaire et nous conduit sur ce chemin de vie et de vérité. Quand tout paraît obscur, quand des obstacles se dressent en face de nous, quand nous ne voyons plus où mettre les pieds, la bonne Parole suffit pour faire jaillir la lumière et frayer un chemin de délivrance.

 

Aujourd’hui, si nous entendons la voix du Seigneur, ne fermons notre cœur. Comme Pierre, André, Jacques et Jean,  laissons cette Parole bouleverser notre vie au point de vouloir tout laisser pour marcher sur de nouveaux sentiers, guidés par la lumière de l’évangile.

 

 

« Comme la divine Sagesse est parole dans l’éternité et dans le temps, elle a toujours parlé, et sur sa parole tout a été fait et tout a été réparé. Elle a parlé par les prophètes, par les apôtres, et elle parlera jusqu’à la fin des siècles par la bouche de ceux à qui elle se donnera. »

(Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse éternelle (ASE), 95)

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le 18 janvier 2026-2ème dimanche du temps ordinaire- Ekenley

Is 49, 3.5-6                              Ps 39 (40)                                  1 Co 1, 1-3                          Jn 1, 29-34

 

J’ai vu, et je rends témoignage !

Après son baptême et son expérience au désert, un Jésus peu connu commence son ministère public. Sa mission est bien définie par son Père, mais reste jusque-là cachée des hommes et des femmes de son temps. Jean-Baptiste est le premier qui, par son témoignage, va révéler Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». À présent, nous pouvons nous demander pourquoi Jésus, le Révélateur du mystère du Père, devait être révélé par quelqu’un d’autre ? Nous sommes tous d’accord que les signes accomplis par Jésus était suffisants pour révéler qui il est ; cependant, telle est la volonté de Dieu, il a voulu que nous participions à notre propre salut, il désire encore aujourd’hui que l’humain participe au bonheur de l’humanité.

 

En Jésus-Christ, Dieu a fait parvenir son salut aux extrémités de la terre. Pétri de l’amour de son Père, le Christ a pris sur lui la faute de la multitude ; par son obéissance suprême, il a libéré toute la race humaine de la désobéissance originelle. Il a dit : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté », sachant que la volonté du Père est qu’aucun de ces enfants ne soit perdu, mais qu’ils soient tous sauvés (cf. Jn 6, 39.40). Ce salut est-il accueilli à sa juste valeur ? Si la personnalité de Jésus est très connue à travers l’histoire, le mystère du salut accompli par le Christ reste à découvrir pour plus d’un : « Il était dans le monde… mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1, 10-11). Donc, il y a une nécessité pressante d’annoncer l’œuvre du salut de notre Dieu, un besoin de témoignage.  Mais qui va témoigner ? Comment ?

 

Le témoignage de Jean-Baptiste est fondé sur une expérience particulière avec Jésus.  D’abord, à deux reprises dans l’évangile, il avoue n’avoir pas connu Jésus au préalable. Quelque chose allait le bouleverser au point de ne plus pouvoir se taire, il a vu l’Esprit-Saint descendre sur le Christ : « J’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. ». Comme quoi, nous ne pouvons pas annoncer ce que nous ne connaissons pas, nous ne pouvons pas témoigner ce que nous n’avons pas expérimenté.

 

Et nous qui avons vu la gloire de Dieu dans notre vie ? Et nous qui avons accueilli son salut par notre baptême ? Et nous qui rencontrons le Christ quotidiennement dans le mystère de son corps et de son sang ? N’ayons pas peur de devenir des témoins de son amour dans le monde. Que nous devenions à notre tour, avec la grâce de notre Seigneur, lumière pour les nations. Que, comme Jean-Baptiste, toutes nos paroles et toutes nos actions favorisent que le Christ soit manifesté à tous.

 

 

« C’en est fait, je cours par le monde,

J’ai pris une humeur vagabonde

pour sauver mon pauvre prochain. »

 

 « Je suis prêt, ô Jésus mon Maître

De prêcher partout, de paraître,

Soutenu de votre vertu,

Faites de moi votre missionnaire. »

   (Père de Montfort, cantique 22, 1.31)

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

 

 

Méditation pour le dimanche du baptême du Seigneur – 11 janvier 2026-Ekenley

Is 42, 1-4.6-7                            Ps 28 (29)                             Ac 10, 34-38                         Mt 3, 13-17

 

Fils dans le Fils !

Ce dimanche, nous célébrons le baptême de notre Seigneur Jésus-Christ. Avec cette fête, le temps de Noël touche à son terme et nous entrons dans le temps ordinaire de l’année A. Beaucoup d’entre nous peuvent se demander pourquoi Jésus a accepté de recevoir le baptême de Jean (un baptême de repentance), lui qui n’a pas connu de péchés et qui est Dieu ? Jean-Baptiste avait la même préoccupation que nous puisqu’il a voulu en empêcher Jésus :« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! ». Mais Jésus a insisté en disant : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice ». Par ce geste, Jésus a voulu s’identifier aux pécheurs en vue de sauver tous les pécheurs ; pour nous élever jusqu’à lui, il a voulu s’abaisser jusqu’à nous. Merveilleuse humilité de Dieu !

 

Si aujourd’hui, appeler Dieu ‘‘Père’’ devient quelque chose de ‘courant’ ou de ‘normal’, cela n’a pas toujours été le cas. Dans l’Ancien Testament, la paternité divine était voilée, personne n’a osé appeler Dieu son Père, sinon que l’ensemble du peuple d’Israël qui était considéré comme le fils de Dieu : « Mon fils premier-né, c’est Israël » (Ex 4, 23). Avant Jésus-Christ, tous ceux et toutes celles qui ont marché dans les voies du Seigneur sont appelés ‘‘serviteur du Seigneur’’ ; c’est pourquoi le livre d’Isaïe développe les chants du serviteur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur ». Mais en Jésus-Christ, Dieu va révéler lui-même sa paternité divine : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Le Fils devient serviteur ; étant Fils depuis toute éternité, il s’est anéanti en prenant la condition du serviteur (cf. Ph 2, 7), permettant ainsi aux serviteurs de devenir des fils.

 

Jésus ne retient rien pour lui. En tant que ‘‘Fils bien-aimé’’, il partage avec nous tout l’amour qu’il reçoit de son ‘‘Père’’ : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 15). Ainsi, grâce à Jésus, nous pouvons appeler Dieu ‘‘Père’’, ‘‘notre Père’’. Jésus va au-delà d’une simple fraternité humaine, car on peut être frères sans s’aimer véritablement (l’image de Caïn et Abel) ; en utilisant le mot ‘‘amis’’, il désigne ceux et celles qu’il aime et qui l’aiment et qu’il fait entrer dans la communion d’amour avec son ‘‘Père’’, ‘‘notre Père’’.

 

Le baptême de Jésus nous rappelle que Dieu est ‘‘Père’’ et qu’en Jésus-Christ, son Fils, nous devenons à notre tour des fils et des filles bien-aimés : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1). Depuis notre propre baptême, nous sommes entrés dans cette grande famille des enfants de Dieu, enfants de la Lumière, de la Vérité et de l’Amour. En sommes-nous conscients ?

 

« Dieu le Père a communiqué à Marie sa fécondité autant qu’une pure créature en était capable, pour lui donner le pouvoir de produire son Fils et tous les membres de son corps         mystique. »      (Père de Montfort, Traité de la vraie dévotion (VD), 17)

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

 

 

Méditation sur les textes de l’Épiphanie-4 janvier 2026-Ekenley

Is 60, 1-6                              Ps 71 (72)                                 Ep 3, 2-3a.5-6                         Mt 2, 1-12

 

Vers un nouveau chemin !

Ce dimanche, nous célébrons la solennité de l’épiphanie du Seigneur, manifestation du Dieu-Lumière à toutes les nations. La révélation de l’Enfant-Dieu au monde ouvre une nouvelle ère dans l’existence humaine. Au peuple qui trébuchait dans la longue nuit, le prophète envoie ce message : « Debout, resplendis ! ». Mais comment resplendir ? Où puiser cette lumière ? Par le mystère de l’incarnation,  la lumière du Christ s’est levée sur le monde. Et ceux et celles qui accueillent cette lumière sont appelés à briller à leur tour.

 

La révélation de Dieu en Jésus-Christ s’offre à toutes les nations. Ce qui était jadis caché s’est présenté à tous : «  Par révélation, il m’a fait connaître le mystère ». C’est ce qui est arrivé aux mages, des ‘‘extrémités de la terre’’, ils ont vu l’étoile « du roi qui vient de naître ». L’’invisible devient visible et le salut arrive pour tous. Ainsi, « toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus ». C’est la portée universelle du salut en Jésus-Christ, Dieu vient pour réunir son peuple. De toutes les langues, de toutes les couleurs, de toutes les cultures, il en a fait un seul peuple, le peuple des rachetés, sauvé par le Christ.

 

Guidés par l’étoile, les mages sont arrivés jusque dans l’étable pour adorer le Dieu Sauveur (Jésus). Les présents qu’ils offrent reflètent le don de leur propre personne au Seigneur en reconnaissant la dignité, la royauté et la divinité de l’Enfant-Jésus. En se prosternant devant lui, ils l’accueillent comme leur lumière, leur guide  et leur rédempteur. Bien qu’Hérode ait voulu se placer entre eux et le Christ par sa malice, ils n’ont pas détourné leur regard de l’étoile. Aujourd’hui, le Christ continue de se manifester à nous, sa lumière continue de resplendir dans les ténèbres de notre monde. Cependant, nos yeux n’arrivent pas toujours à percevoir cette clarté ou du moins nos cœurs n’acceptent pas de la suivre. L’étoile continue de scintiller dans le ciel de notre nuit, saurons-nous nous laisser guider par elle aujourd’hui ? Combien ‘‘d’Hérode’’ cherchent encore à éteindre cette clarté ou à servir d’obstacles à cette lumière, saurons-nous garder notre marche vers la lumière ?

 

Comme les mages, Dieu nous fait signe aujourd’hui. Sa gloire se manifeste dans l’Enfant de Bethléem. Allons à la rencontre de la Lumière. Laissons derrière nous les œuvres des ténèbres. Regardons les mages, après avoir rencontré le Christ-Lumière, ils ne sont pas revenus par les chemins du passé : « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin ». Comme eux, en cette nouvelle année, laissons-nous guider par l’étoile du Christ, et marchons vers de nouveaux chemins de Paix, de Justice, d’Amour, de Vie et d’Éternité.

 

O Grands rois, voyez-vous un bel astre des cieux ? Qu’il est nouveau, qu’il est mystérieux !

            Il avertit qu’un Sauveur vient de naître, Allons, allons adorer ce grand Maître.  

            En vérité, voici celui que nous cherchons : C’est notre Dieu ; descendons, arrêtons,

            Prosternons-nous aux pieds de son enfance, Dans le respect, l’amour et le silence.

(Père de Montfort, cantique 60, 1.5)

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Méditation sur les textes du dimanche de la Sainte Famille – Ekenley

Si 3, 2-6.12-14                        Ps 127 (128)                      Col 3, 12-21                    Mt 2, 13-15.19-23

 

Une famille unie dans l’amour!

Le dimanche qui suit la fête de Noël, l’Église célèbre la Sainte Famille composée de Jésus et de ses parents, Joseph et Marie. Cette fête, située au milieu de l’octave de Noël, est inséparable du mystère de l’Incarnation. Jésus, le Verbe de Dieu, a assumé pleinement notre condition humaine ; il nous ressemble en tout, excepté le péché (cf. He 4, 15). Ainsi, il est né et a grandi dans une famille humaine, nous montrant ainsi que notre salut, l’accès à la sainteté, passe par des chemins humains.

 

Dans l’ordre naturel des choses, les « parents », un père et une mère, s’unissent pour donner naissance à un « petit » (enfant). Si pour certaines espèces animales, les progénitures sont abandonnées dans la nature assez tôt; pour beaucoup d’autres, les parents les accompagnent jusqu’à ce qu’elles soient en mesure de se prendre en charge. L’humain fait partie de cette dernière catégorie, mais avec un lien plus fort qui se manifeste particulièrement dans la transmission des valeurs (éducation) et une dette ontologique, celle de l’amour. N’est-ce pas par amour que Dieu nous a créés ? N’est-ce pas son souffle d’amour qu’il a insufflé en nous dans la genèse pour nous donner sa vie (cf. Gn 2, 7) ? En effet, la procréation chez l’humain ne peut pas être le résultat d’un simple instant de reproduction, elle doit être le fruit d’un amour partagé, vécu ensemble dans une promesse d’éternité. La famille devient le lieu de vie de cet amour (même s’il n’y a pas d’enfants).

 

Dans la maison de Nazareth avec Joseph et Marie, L’Enfant-Jésus a trouvé un milieu humain favorable pour sa croissance : un père qui l’aime et le protège contre les menaces d’Hérode, une mère qui l’aime et qui est toujours présente pour lui, deux parents qui s’aiment et se respectent. En retour, quoique Fils de Dieu dans l’éternité, l’Enfant-Jésus « leur était soumis ». C’est pourquoi «il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 51-52). Voilà un exemple pour nos familles aujourd’hui. Nous sommes invités à écouter saint Paul dans la deuxième lecture : « Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur. » . Mais ce que saint Paul dit précédemment dans le texte est encore plus merveilleux : « Par dessus tout cela, ayez l’amour qui est le lien le plus parfait ».

 

A regarder nos familles aujourd’hui, nous sommes loin de cet idéal familial. Beaucoup de souffrances dans notre société actuelle sont dues aux blessures liées aux familles : séparation, violence, irresponsabilité, abandon etc. Tout cela peut se résumer en un manque d’amour. Nous avons un grand défi à relever dans nos familles et dans notre société, le défi d’aimer librement et de manière désintéressée. Cet amour ne doit pas se limiter aux membres restreints de notre famille de sang, mais il doit s’ouvrir à la grande famille humaine. Pour nous qui croyons en Dieu, ce n’est pas un simple conseil, mais c’est un devoir : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel » (Rm 13, 8). C’est sur ce chemin que Dieu nous attend, c’est par là qu’il nous sauve.

Prions pour les familles en difficulté et demandons au Seigneur de nous donner des familles qui s’aiment et une famille humaine unies dans l’amour.

 

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

 

 

Méditation sur le jour de Noël – Ekenley

Une lumière s’est levée !

La fête de Noël qui coïncide avec la fin de l’année est l’une des fêtes les plus célébrées dans le monde depuis plusieurs siècles déjà. On fait une pause, on se retrouve en famille, on se partage de bons moments, des souhaits ou tout autre cadeau. On se croirait en train de rêver devant certaines décorations de Noël allant du plus simple au plus extravagant : rues éclairées, guirlandes dans les maisons, magasins en feu… Et les enfants (les grands aussi) qui veulent poser fièrement avec le père Noël. Ce tableau illuminé montrerait un monde où il fait bon de vivre. Cependant la fête de Noël est plus que tout cela. Car même avec toutes les guirlandes lumineuses réunies, nous n’arrivons pas à éclairer les zones d’ombres de notre monde : conflits armés, violences de toute sorte, famine, personnes vivant dans la solitude. Nous comprenons enfin que le monde a besoin de plus de lumière ou d’une autre lumière, la lumière de « Noël ».

 

Nous sommes ce peuple qui marche dans les ténèbres, aveuglés par notre orgueil et notre désir d’avoir une existence loin des autres. A force de nous regarder nous-même, nous perdons de vue la route et nous nous égarons. Voici se lève la Lumière de celui qui vient nous sauver. Dans l’Enfant-Jésus, c’est Dieu qui vient se faire proche de nous pour éclairer nos chemins. Dieu jette son regard d’amour sur nous, nous invitant à tourner notre regard sur nos frères et sœurs. Chacun n’est plus dirigé par ses propres passions mauvaises, mais ensemble, guidés par l’étoile, nous sommes invités à marcher vers l’amour, la joie et la paix.  A chaque fois que nous aimons, nous pardonnons ou nous faisons un geste de charité, nous faisons briller cette lumière dans le monde. Mais avant de pouvoir partager cette lumière autour de nous, nous devons d’abord l’avoir en nous. Et pour l’avoir en nous, nous devons la recevoir.

 

Par la naissance de l’Enfant-Jésus, la lumière brille dans nos ténèbres. Saurons-nous l’arrêter ? Ouvrons nos cœurs et laissons luire cette lumière en nous. Osons aller vers les autres avec amour, joie et paix. Et peu importe le chemin que nous parcourons aujourd’hui ou que nous aurons à parcourir, levons nos yeux et laissons-nous guider par l’étoile.

 

  « Voilà nos cœurs, Enfant Jésus,

  mais des cœurs pauvres de vertus.

  Enrichissez-les donc, de grâce,

  pour chanter ici tout à tour

  puisque vous nous y donnez place :

  Enfant Jésus, par votre amour,

  régnez sur nous, et nuit et jour. »

(Père de Montfort, cantique 58, 12)

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Méditation sur les lectures du 21 décembre -4ème dimanche de l’Avent – Ekenley

Is 7, 10-16                               Ps 23 (24)                                  Rm 1, 1-7                          Mt 1, 18-24

 

Viens Emmanuel !

Nous voilà à quelques jours de Noël ! Ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent nous met en face de Celui qui vient pour nous sauver. Les quelques précisions historiques que nous rencontrons dans les textes nous prouvent que le « Fils de Marie », fiancée de Joseph, est bien celui que les prophètes ont annoncé pour le salut du peuple de Dieu. La prophétie d’Isaïe s’accomplit pleinement en Marie : «Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) ». Le Messie tant attendu est déjà venu, il vient chaque jour pour être avec nous et marcher avec nous sur nos routes humaines, il reviendra dans la gloire. Savons-nous le reconnaître dans notre vie? Saurons-nous l’accueillir à son retour glorieux ?

 

Pendant longtemps, les juifs attendaientt la venue du sauveur. Ils ne savaient ni quand ni comment cela allait arriver, c’est pourquoi ils étaient à l’affût d’un ‘‘signe’’. Un signe pour assouvir leur curiosité ? Un signe pour apaiser leur incrédulité ? Un signe pour ouvrir leurs yeux ? De toute façon, le signe qui sera donné va encore bouleverser leur attente : « voici la vierge est enceinte ». Eux qui priaient pendant longtemps: «  Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice » (Is 45, 8), eux qui s’attendaient à un sauveur puissant venu de nulle part pour tout renverser. Voilà qu’on annonce une jeune vierge inconnue qui doit enfanter. Alors qu’ils attendaient un Dieu au-dessus de tout, on annonce un Dieu-avec-nous. Incompréhensible !

 

Si loin de nous que notre Dieu puisse être par rapport à sa Majesté et sa Grandeur, il a voulu se faire si proche dans le mystère de l’Incarnation. Lui, le maître de l’histoire, a voulu entrer dans notre histoire en s’insérant dans une généalogie humaine. Lui, le Verbe de Dieu par qui le monde a été créé et  porté depuis toujours (cf. Jn 1), se laisse porter par une jeune femme. Lui qui a la condition de Dieu, il s’est anéanti (cf. Ph 2) ; de son rang de Dieu, il a choisi de prendre chair de notre chair pour habiter parmi nous. Et, en se faisant homme, le Fils de Dieu épouse pleinement la condition humaine à l’exception du péché. Il embrasse notre fragilité puisqu’il vient dans le monde en tant qu’un petit enfant ; il sera bercé et nourri par une mère (Marie) et un père (Joseph). Il vient pour éprouver nos joies, nos peines ; il vient pour pleurer d’amour devant nos misères (la mort de Lazare) ; il vient pour  souffrir avec nous ; il vient, notre Jésus (Dieu sauve), pour nous libérer des entraves du péché; il vient pour donner sa vie pour nous afin que nous puissions retrouver la vie de Dieu  ;  il vient pour être avec nous dans le temps présent afin que nous puissions être avec lui dans l’éternité.

 

Sans doute, comme les juifs, nous sommes en attente du salut. Peut-être que, nous aussi, nous sommes en quête d’un signe. Mais en guise de signe, il ne nous est donné que ce petit enfant qui vient, doux et humble de cœur. Notre salut viendra du Fils de Dieu né d’une femme pour être avec nous. Ne cherchons pas ailleurs ! Ouvrons notre cœur et laissons Dieu habiter en nous, parmi nous. Viens Emmanuel !

 

« Quand cette Sagesse incarnée et glorieuse a apparu à ses amis, elle leur a apparu non d’une manière tonnante et foudroyante, mais d’une manière douce et bénigne… La Sagesse n’est apparue autrement que sous la forme d’un doux et bel enfant. » 

(Père de Montfort, Amour de la Sagesse Éternelle (ASE), 128)

 

 

 

Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Méditation sur les lectures de la messe du 14 décembre- 3ème dimanche de l’Avent – Ekenley

Is 35, 1-6a.10                        Ps 145 (146)                              Jc 5, 7-10                          Mt 11, 2-11

 

La joie de celui qui vient !

Le troisième dimanche de l’Avent est appelé dimanche de « Gaudete » ou  de la joie en raison de l’invitation de l’antienne d’ouverture : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Le Seigneur est proche ». Aujourd’hui, lancer un appel à la joie paraît abusif tant qu’il y a des souffrances dans notre monde. Comment être joyeux quand on sait que quelque part dans le monde certains meurent de faim, d’autres tombent dans les guerres… ? Comment entrer dans cette joie quand parfois notre propre vie devient un fardeau ou quand tout ce qui s’y passe nous tire vers le bas, nous sombre dans la tristesse ?  L’invitation à la joie qui retentit dans tous les textes de la liturgie n’est pas l’expression d’un « tout va biena »,a mais elle est un cri de foi et d’espérance en notre Dieu qui « vient lui-même nous sauver ».

 

A plusieurs moments dans l’histoire du salut, le peuple choisi fut aux abords du désespoir quand il devait faire face aux ennemis, aux défaites, à l’exil ; le peuple criait son désespoir auprès de son Dieu : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »(Ps 21 (22), 2). Dans la première lecture, malgré les épreuves dues aux menaces étrangères (exil), le prophète Isaïe appelle à la joie. Pourquoi ? Le prophète, s’appuyant sur la fidélité de Dieu qui n’abandonne jamais les siens, ravive la foi du peuple : « Soyez forts, ne craignez pas » ; il annonce la venue prochaine du Seigneur avec cette promesse : « Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient ».

 

Avec la venue de Jésus, la promesse de salut s’accomplit, même si nous ne le voyons pas encore ou nous ne le comprenons pas encore. Jean-Baptiste, lui non plus, ne comprenait tout à fait, c’est pourquoi il a posé la question : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? ». Et la réponse de Jésus n’est pas un simple discours, c’est un témoignage de l’action messianique :« Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ». C’était comme si Jésus voulait nous dire que nous n’avons pas à attendre quelqu’un d’autre, celui qui doit venir est déjà là. Puisque son amour ne s’épuise pas, il continue d’agir dans la vie de ceux et celles qui mettent espoir en son amour.

 

Vivons-nous des situations difficiles aujourd’hui ? Oui, mais cela ne doit pas nous enlever notre joie. Restons dans la confiance et disons comme saint Paul : « Je déborde de joie au milieu de toutes nos détresses » (2 Co 7, 4b). Notre joie ne doit pas venir de ce que nous possédons ou des quelques opportunités que nous pouvons avoir, car tout cela passe. La joie de l’évangile est intérieure et profonde, elle trouve sa source en un Dieu qui est ‘‘déjà là’’ avec  nous depuis toujours, en un Dieu qui vient nous rencontrer pour nous faire entrer dans sa gloire éternelle. Donc, ne craignons rien ! Soyons dans la joie !

 

« La Sagesse éternelle étant l’objet de la félicité et des complaisances du Père éternel, la joie des anges, elle est à l’homme qui la possède le principe des plus pures douceurs et consolations… Elle réjouit son esprit par le brillant de ses lumières ; elle verse en son cœur une joie, une douceur et une paix indicibles, même parmi les amertumes et les tribulations les plus rudes… »

(Père de Montfort, ASE, 98)

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Méditation sur les lectures de la messe du 7 décembre 2025 – 2ème dimanche de l’Avent – Ekenley

Is 11, 1-10                          Ps 71 (72)                                    Rm 15, 4-9                            Mt 3, 1-12

 

Un chemin de conversion

            Le deuxième dimanche de l’Avent nous accentue dans notre marche à la rencontre de ‘Celui qui vient’. Si dimanche dernier la parole de Dieu nous demandait de nous préparer, aujourd’hui nous découvrons que cette préparation à la venue du Seigneur porte un nom : c’est la conversion. Dans l’évangile, c’est Jean-Baptiste qui veut attirer notre attention sur la nécessité et l’urgence de se convertir : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche ». Et c’est maintenant que cela doit commencer.

 

Dans son sens étymologique, la conversion peut être vue comme un retournement, un changement de direction. S’il y a un appel à la conversion, cela voudrait dire que la direction dans laquelle va le monde aujourd’hui est contraire par rapport à ce pourquoi Dieu nous a créés : la paix, la joie, la justice, l’amour et l’éternité. A regarder le tableau sombre de notre humanité, nous sommes loin de cet idéal. C’est pourquoi notre monde a grand besoin d’un changement réel, d’une conversion profonde ! Dieu, par la venue de son Fils Jésus-Christ nous fait signe en nous présentant un autre tableau : « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira… Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte… ». Bien sûr, cette description ressemble à un rêve, c’est merveilleux ; pourtant, nous tendons tous vers ce royaume de paix et d’amour.

 

Arriver à un monde de justice, de paix et d’amour ne doit pas être seulement un rêve, cela doit être un chemin de vie, notre chemin de vie, mon chemin de vie. Il est vrai que le salut est donné à tout le monde, mais c’est à chacun de l’accueillir dans un cœur converti ; l’appel à la conversion est lancé à tous, mais c’est à chacun de se laisser toucher par ce besoin de changement. Au lieu de rester là à attendre le changement du monde, je dois me demander qu’est-ce que je peux faire pour participer à ce changement ou comment me changer moi-même. Et la véritable conversion commence à l’intérieur, elle part du cœur.  Si je laisse  enfouir le grain de la conversion en moi, je pourrai alors « produire des fruits dignes de la conversion », fruits de justice, de paix et d’amour.

 

Bien sûr, je peux parfois prétendre que, comparativement à d’autres, je ne suis pas « si mal que ça ». Je ne suis pas si méchant, si mauvais, si infidèle, si injuste, si… que ça. Que je me méfie !  Qui peut dire qu’il n’a pas besoin de conversion ? Qui peut dire que ses chemins sont parfaitement droits ? Qui peut prétendre qu’il est assez « bon » ? Même après nos multiples efforts de conversion dans cette vie, nous trouverons encore des choses à améliorer chaque jour. Car la conversion n’est pas un acte unique fait une fois pour toutes, mais elle est un chemin. A la rencontre de « Celui qui vient », que la grâce du Seigneur nous accompagne sur le chemin de notre conversion.

 

 

Reviens, pécheur, c’est Jésus qui t’appelle, viens au plus tôt te ranger sous sa loi

            Tu n’as été déjà que trop rebelle, reviens à lui, puisqu’il vient à toi.

            Dans tes erreurs, sa voix se fait tendre, il te poursuit sans jamais se lasser

            C’est un Sauveur, un sauveur le plus tendre, âme égaré, il voudrait t’embrasser.

(Père de Montfort, cantique 98, 9-10)

 

 Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

           

Méditation sur les lectures de la messe du 30 novembre 2025 – Ekenley

Soyons prêts !

Nous avons clôturé l’année liturgique (C) avec la solennité du Christ Roi de l’univers. Ce dimanche, nous entamons une nouvelle année liturgique (A) et nous entrons dans le temps fort de l’Avent. L’Avent  est un temps d’attente et de désir qui nous prépare à accueillir  la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ à Noël.

 

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Méditation sur les lectures de la messe du 30 novembre 2025-Ekenley