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Auteur/autrice : JosephG

Méditation pour le 13ème dimanche du temps ordinaire -28 juin 2026-Ekenley

TREIZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A

2R 4, 8-11.14-16a                       Ps 88 (89)                       Rm 6, 3-4.8-11                       Mt 10, 37-42

 

Ouvrez à Jésus-Christ !

 

En ce treizième dimanche du temps ordinaire de l’année A, nous méditons sur le sens du mot « accueil » selon ce que Jésus nous a dit dans l’Évangile : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » Pourquoi est-ce important pour un chrétien ? Nous croyons en un Dieu qui ne reste pas loin de nous, qui se fait proche, qui « vient » chaque jour à notre rencontre, qui « habite parmi nous » et qui « est » toujours avec nous. Maintenant, savons-nous accueillir sa présence ?

 

Dans la première lecture, cette femme qui n’est pas nommée ouvre sa maison pour accueillir le prophète Élisée, l’homme de Dieu. Elle ne l’a pas accueilli pour ce qu’il pouvait apporter, d’ailleurs cette femme était riche selon le texte et n’a rien voulu demander à Élisée alors qu’elle avait d’autres besoins ; mais elle l’a accueilli pour ce qu’il est, « homme de Dieu ». Elle portait en elle une grande souffrance (celle de ne pas avoir un fils), mais cela ne l’a pas empêchée d’ouvrir son toit pour accueillir. Nous comprenons ici que la plus grande richesse de cette femme n’était pas ses biens, mais la largesse de son cœur. Au lieu de se lamenter sur ce qu’elle n’a pas, elle partage avec générosité ce qu’elle a reçu ; au lieu de récriminer contre Dieu parce qu’elle n’a pas de fils, elle accueille sa volonté avec joie, comme pour prendre sa croix ; au lieu d’insister à demander, elle insiste à donner. C’est en ouvrant son cœur pour donner qu’elle va tout recevoir de Dieu. Accueillir Dieu, c’est s’ouvrir à sa présence et à sa volonté, non pas pour ce qu’il est capable de nous donner, mais pour ce qu’il est.

 

Aujourd’hui, qui est l’homme de Dieu à accueillir ? Quand Jésus nous demande d’accueillir ses prophètes, ceux qui parlent ou qui agissent en son nom, il nous demande de l’accueillir Lui-même. Les prophètes du Seigneur ne sont pas forcément les ministres ordonnés ou consacrés de l’Église, ce ne sont pas forcément des personnalités connues ou de grande notoriété. Les « hommes (femmes) de Dieu » aujourd’hui peuvent être aussi les gens simples, les pauvres ou toute personne en situation qui croisent nos chemins ou qui frappent à notre porte ; par ce qu’ils vivent, ils sont capables de nous parler au nom Dieu et refléter son visage dans ce monde. Aimer le Seigneur plus que sa mère, son père, ses frères et sœurs, c’est aller au-delà du cercle restreint des proches afin de voir en chaque être humain un prochain, un signe de Dieu, un « homme (femme) de Dieu ». L’aimer plus que tout, c’est aussi marcher avec Lui, même quand le chemin parait difficile, même s’il faut porter une croix.

 

Notre Seigneur continue à visiter son peuple, il veut demeurer en chacun de nous. Ouvrons-lui notre cœur. En ouvrant notre cœur à Jésus-Christ, nous trouverons plus que nous n’oserions demander, plus que nous n’oserions espérer.

 

« Charmé de la flamme divine dont je vois votre Cœur si plein,

C’en est fait, j’ouvre ma poitrine, Divin Cœur, entrez dans mon sein. »

Saint Louis-Marie de Montfort , Cantique (Ct) 47, 29.

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Texte des évêques sur la Fin de vie

 

Message pour le dimanche 21 juin
Chers amis, chers frères et sœurs,
Ce lundi 22 juin, la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée
nationale. Cette loi envisage de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en France. Depuis les premiers
débats, nous, évêques de France, avons tenu à rappeler avec force qu’on ne prend pas soin de la vie en
y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout.
La semaine dernière, le pape Léon a interpellé les parlementaires espagnols en ces termes : « La défense
de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation.
Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans
toutes les circonstances de son existence. […] La grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout
dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité. »
Du 22 au 30 juin, jour du vote à l’Assemblée nationale, nous invitons les catholiques qui le souhaitent à
s’associer à une neuvaine de prière pour la vie. L’intention lue à ce sujet lors de la prière universelle d’au-
jourd’hui la démarre. Huit autres intentions particulières ont été préparées pour les jours à venir. Nous
pouvons les intégrer dans notre prière quotidienne, avec un Notre Père, un Je vous salue Marie et un
Gloire au Père. Qu’à l’aube de nouveaux débats, l’Esprit Saint éclaire les consciences et nous renouvelle
dans l’espérance, pour que soit reconnue, protégée et respectée la dignité de toute vie humaine.

Intentions de prière
Jour 1 • Dimanche 21 juin (intention de prière à intégrer dans la prière universelle)
Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin
de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la
vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.
Jour 2 • Lundi 22 juin
Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, en ce moment, traversent l’épreuve de la fin de vie
souffrante. Donne-leur force et consolation et permets que, sur ce chemin mystérieux, ils soient rejoints
et aidés par des témoins de ton amour. Ouvre nos cœurs, pour que nous soyons attentifs à leur souffrance
et sachions nous rendre disponibles pour les accompagner.
Fin de vie
Proposition d’une neuvaine de prière du 21 au 29 juin 2026,
avant le vote à l’Assemblée nationale du 30 juin
Jour 3 • Mardi 23 juin
Seigneur, nous te présentons tous les soignants qui, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux,
prennent soin des personnes malades, âgées ou en fin de vie. Comble-les de tes grâces, pour qu’ils
soient renouvelés dans la joie de ce service généreux.
Jour 4 • Mercredi 24 juin
Seigneur, nous te remettons toutes les personnes atteintes par une maladie incurable, qui ne voient plus
le sens de leur vie et veulent y mettre un terme. Que ton Esprit Saint les visite et ravive en eux le goût
de la vie malgré la douleur de l’épreuve qu’ils traversent. Aide-nous à être, auprès d’eux, des serviteurs
de l’espérance.
Jour 5 • Jeudi 25 juin
Seigneur, nous te confions toutes les familles qui accompagnent un proche malade ou en fin de vie, en
particulier celles qui sont découragées par cette situation. Toi qui donnas ta vie au Calvaire, donne-leur
de goûter ta présence mystérieuse au cœur de leur souffrance. Qu’à leurs côtés, nous soyons des témoins
de ton Cœur qui nous a tant aimés.
Jour 6 • Vendredi 26 juin
Seigneur, nous te demandons de venir réconforter toutes les personnes malades, âgées ou en fin de
vie, que personne n’aide et qui souffrent d’une très grande solitude. Viens remplir leur cœur de ton
amour. Que, par notre présence humble et offerte, ils sentent combien tu les aimes et découvrent que tu
marches avec eux.
Jour 7 • Samedi 27 juin
Seigneur, nous confions à ta miséricorde ceux qui meurent en ce jour, en particulier ceux qui vivent ce
passage dans la solitude d’un hôpital ou de la rue. Nous croyons que tu les prends dans ton Cœur brûlant
d’amour. Rends nos cœurs plus attentifs à la détresse de ces frères et de ces sœurs.
Jour 8 • Dimanche 28 juin
Seigneur, nous te remettons tous les défunts de nos familles, de nos paroisses, de nos communautés
et ceux, inconnus, pour qui personne ne prie jamais. Nous croyons que ta miséricorde est sans mesure.
Accueille-les auprès de toi, pour qu’ils puissent goûter la joie de la vie avec toi.
Jour 9 • Lundi 29 juin
Seigneur, nous nous présentons à toi. Bien souvent, nous ne prenons pas soin de nos frères et sœurs ma-
lades ou en fin de vie. Ouvre nos yeux et nos cœurs, pour qu’en eux, nous sachions voir ton visage. Que
ta grâce nous aide à être généreux, plus attentifs, plus disponibles. Fais de nous d’authentiques témoins
de la vie.

Méditation pour le 12ème dimanche du temps ordinaire-21-06-2026-Ekenley

DOUZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE

Jr 20, 10-13                              Ps 68 (69)                              Rm 5, 12-15                       Mt 10, 26-33

 

Soyons sans crainte devant les hommes !

 

En ce douzième dimanche du temps ordinaire de l’année A. Nous sommes en face d’une réflexion essentielle dans notre démarche de vie chrétienne : les épreuves et les persécutions rencontrées sur la route à cause de notre foi. Évidemment, nous aimerions que notre vie soit un long fleuve tranquille, mais en réalité nous constatons que parfois, sans pouvoir toujours l’expliquer, nous sommes contraints de faire face à des situations difficiles et même à des personnes qui s’opposent à nous à cause de nos convictions. Que faire ?

 

Dans un monde où beaucoup sont prêts à tout pour la richesse, le pouvoir et le plaisir, annoncer la justice et l’égalité sociale devient une menace. Avant le Christ, le prophète Jérémie a fait l’expérience d’un acharnement contre sa personne pour avoir dénoncé le mal de son temps. Malgré tout cela, il ne s’est pas tu, il a fait confiance à son Dieu, il a remis sa cause à son Seigneur qui délivre le malheureux de la main des méchants. Aujourd’hui, beaucoup sont persécutés pour la justice, pour avoir pris la défense des plus faibles, pour avoir observé la charité du Seigneur ou simplement pour avoir refusé de prendre part à la folie de notre monde. Jésus le savait et le sait, il est lui-même passé par là. C’est pourquoi il nous demande de ne pas céder à la tentation de la peur des hommes ; ils peuvent nous faire souffrir, mais ils n’ont aucun pouvoir sur notre vie qui est bien cachée dans le cœur de Dieu : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. »

 

Comme l’ont affirmé plusieurs penseurs, dont Norbert Zongo, « le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais, c’est le silence des gens bien ». Que ce soit par le désir de suivre la foule ou le refus d’être mal vus par elle, parfois nous acceptons un peu de trop : trop de silence devant des situations où nous devrions élever la voix ; trop de vacarmes devant des situations où nous devrions nous taire. Nous n’osons plus oser. Notre peur favorise le désordre, notre indifférence amplifie le chaos. Faut-il plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu ? Il n’y a qu’une façon de plaire à Dieu, c’est de vivre selon nos convictions profondes de quête de justice, de paix et d’amour.

 

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de prendre des risques pour la vérité, l’amour et le bien ; il nous invite à laisser de côté le respect humain en vue de travailler pour le respect de l’humain et de sa dignité. Si la vérité se tait, comment pourra-t-elle vaincre le mensonge ? Si le bien se tait, comment pourra-t-il vaincre le mal ? Si l’amour se tait, comment pourra-t-il vaincre la haine ? Si la vie se tait, comment pourra-t-elle vaincre la mort ? Que le Seigneur nous donne la force de surmonter nos peurs et nos hésitations pour pouvoir annoncer sa paix et sa vérité, non seulement par nos paroles, mais aussi par nos actes, par notre manière de vivre dans ce monde.

 

 

« Si on ne hasarde quelque chose pour Dieu, on ne fait rien de grand pour lui. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Lettre(L), 27 (A la Bse Marie-Louise de Jésus).

 

 

 

 

Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Profession de foi et 1ère des communions dans notre paroisse

 

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» (Mc 10,14)

La présence des enfants dans notre paroisse est une grande joie et une espérance pour l’Église. Par leur simplicité et leur confiance, ils nous rappellent l’importance d’une foi vécue avec un cœur ouvert. Comme le rappelait saint Jean-Paul II :« Les enfants sont le printemps de la famille et de la société. »

À travers leur joie, leur spontanéité et leur capacité à accueillir Dieu avec confiance, les enfants occupent une place précieuse dans la vie de l’Église. La pastorale de l’enfance est ainsi une mission essentielle : elle permet aux plus jeunes de rencontrer le Christ et de grandir dans la foi.

Cette mission est portée par toute la communauté chrétienne : les parents, les catéchistes, les enseignants, les équipes de bénévoles, ainsi que les prêtres, le père Ekenley, le père Ronel et le père Janvier, qui accompagnent les enfants et célèbrent les messes avec eux.

Nous rendons grâce pour le dynamisme des équipes de bénévoles qui, avec fidélité, créativité et générosité, s’engagent au service des enfants. Par leur présence attentive, la préparation des rencontres, l’animation des temps forts et l’accompagnement spirituel, ils contribuent à faire grandir une véritable vie fraternelle et chrétienne au sein de la paroisse. Leur engagement discret mais précieux est un beau témoignage de foi et de service.

Nous rendons grâce également pour la catéchèse vécue au sein des écoles. Les enseignants-catéchistes et les catéchistes bénévoles témoignent chaque jour de l’Évangile auprès des enfants par la prière, l’écoute et l’éducation chrétienne.

Notre paroisse accueille aussi avec joie les enfants catéchisés venant de l’école publique. À travers la catéchèse en paroisse, ils découvrent eux aussi le visage du Christ et la beauté de la vie chrétienne.

Cette année a été marquée par de beaux moments de foi.

La profession de foi a été préparée lors d’un temps fort vécu au cours d’une journée le 11 avril à La Sagesse à St Laurent sur Sèvre, où les enfants se sont préparés dans la prière et le partage, et ont vécu le sacrement du pardon.

La première communion a été préparée à travers plusieurs temps forts tout au long de l’année, dont la célébration du sacrement du pardon, où les enfants ont découvert la miséricorde de Dieu et se sont préparés à recevoir Jésus dans l’Eucharistie.

À travers ces temps forts vécus en commun par les enfants des paroisses Saint-Louis-Marie Grignion de Montfort et Saint-Barthélemy-de-Mortagne, les enfants ont appris à prier, à écouter la Parole de Dieu, à vivre ensemble et à recevoir le pardon de Dieu.

Ainsi, le 26 avril 2026, vingt enfants ont fait leur profession de foi à Mortagne-sur-Sèvre. Puis, le 14 mai 2026, vingt-neuf enfants ont fait leur première communion en l’église de La Gaubretière. Le 17 mai 2026, vingt et un enfants ont fait leur première communion à la basilique Saint-Louis-Marie Grignion de Montfort. Enfin, le 31 mai 2026, seize enfants ont célébré leur première communion en l’église de La Verrie.

Nous remercions toutes les personnes qui œuvrent avec générosité pour le cheminement de foi des enfants, ainsi que les chanteurs et les musiciens qui ont contribué à embellir les célébrations.

Dans un monde parfois marqué par le doute, l’Église continue sa mission : annoncer l’Évangile et conduire les enfants vers Jésus.

Prions pour les enfants de notre paroisse. Que leur vie chrétienne grandisse avec eux.

  • Marie-Thé SUPIOT,
  • LEME sur la paroisse
  • 14 mai : 1ère communion à la Gaubretière
  • 26 avril - Profession de foi à Mortagne
  • 17 mai : 1ère communion à St Laurent          26 avril : profession de foi à Mortagne
  • 1ère communion La Verrie- 31 mai 2026

 

Témoignages des 3 baptisés adultes de la veillée pascale à Mortagne

Ce qui m’a marquée et touchée durant mon parcours jusqu’au baptême

Tout au long de ce parcours, j’ai ressenti une entière bienveillance de la part de toute l’équipe et un dévouement profond pour notre accompagnement (Loïs, Maxime et moi). Pour ma part, j’ai fait une longue pause sur mon parcours, mais on ne m’a jamais abandonnée, sans pour autant me forcer à reprendre la préparation. On m’a juste laissé le temps dont j’avais besoin, je savais que l’équipe d’accompagnement était toujours là si je décidais de revenir. À plusieurs reprises, oui, j’ai eu des doutes concernant ma foi mais aujourd’hui, en mon for intérieur, je suis fière de tout ce cheminement. Ces doutes m’ont amenée à me poser des questions réelles sur « Comment je peux vivre sans Dieu dans ma vie ? »

À cette question, je n’ai tout simplement pas trouvé d’autre réponse que je ne pouvais pas vivre sans lui. Dieu est bien présent dans mon cœur et dans ma tête, il est mon meilleur ami et celui qui ne m’abandonne jamais. Je n’ai plus peur de ce qui peut m’arriver car j’ai confiance quant au projet du Seigneur. Ce parcours m’a fait grandir et m’a changée.

À présent, je suis une femme qui se sent complète avec ces 3 sacrements de l’initiation chrétienne reçus à la veillée de Pâques. Et pour la seconde fois seulement dans ma vie, je suis allée jusqu’au bout d’une démarche qui me tenait à cœur, mais sans l’équipe, que je considère comme une seconde famille, rien n’aurait été possible. Ils ont été présents et investis dans leur rôle. Merci à eux de tout cœur pour nous avoir transmis du « savoir » mais également l’amour qu’ils portent à Dieu. Merci de nous avoir appris ce qu’était de vivre en pleine reconnaissance de ce que le Seigneur nous offre chaque jour, et ce, même dans les petites choses ou paroles qui peuvent rendre une journée magnifique. Merci de nous avoir transmis le goût du partage et l’envie d’être bon envers son prochain. J’ai apprécié chaque moment passé aux côtés des membres de l’équipe.

En ce qui concerne la célébration des sacrements, malgré la prévenance de Monseigneur de DINECHIN qui nous avait dit que « l’on pouvait ne rien ressentir lors des sacrements », j’avoue avoir pensé que cela ne m’arriverait pas. J’avais tellement imaginé et attendu ce moment et malgré la beauté de la célébration, je n’ai pas ressenti de vive émotion lors des sacrements. Je pense que j’avais tellement imaginé et attendu ce moment que je m’attendais à vivre cela plus intensément et à me sentir submergée ! Mais les changements n’ont-ils pas déjà commencé à l’instant même où je suis entrée dans l’église pour la toute première fois en venant demander le baptême ? Oui, les sacrements sont là pour nous rappeler que Dieu vit en nous, que Dieu nous a choisis mais que nous sommes libres de lui dire

« Oui ». Aujourd’hui, je suis fière de dire que ça y est, je suis néophyte !

Mélody DA SILVA

 

Témoignage d’une néophyte, « J’ai toujours su que je me ferai baptiser »

Baptême de Loïs

J’ai toujours su que je me ferai baptiser. Je viens d’une famille agnostique, j’ai cependant été attirée par le catholicisme depuis l’enfance. J’ai été scolarisée dans des écoles publiques jusqu’à ma licence que j’ai faite à l’ICES à la Roche sur Yon. Là-bas j’y ai découvert des personnes pour qui Dieu est un pilier, c’était incroyable d’observer la force de leur amour envers leur religion. Je ne comprenais pas vraiment comment on pouvait être à ce point convaincu de Son existence et consacrer sa vie autour de ça. Je m’y intéressais toujours et participais à des conférences et soirées témoignages sur le sujet. Il y a eu le confinement et j’ai rencontré celui qui est aujourd’hui mon mari. Sa famille est pratiquante et ils m’ont appris des choses aussi. Je me disais que maintenant que j’étais adulte, il fallait que je me fasse baptiser un jour car j’aimerais bien être marraine. Si je meurs demain, je veux une bénédiction à l’église et j’insistais bien en le disant à mes proches ! Sans savoir pourquoi…

Un jour, il y a eu une coupure de courant chez mes beaux-parents et quand le courant est revenu, il y a eu la chanson Le Fils Prodigue de Glorious qui était à fond. C’était très étrange, pas normal. Les paroles de cette chanson m’ont parlé : j’ai vu ça comme un signe et je me suis sentie  appelée. J’avais la foi mais à l’époque je ne savais pas qualifier ce que je ressentais. Après plusieurs mois, ma belle-mère a annoncé qu’elle avait demandé la confirmation et j’ai sauté sur l’occasion : je lui ai demandé de me présenter au groupe d’accompagnants pour moi-même demander le baptême.

J’ai rencontré des personnes tellement bienveillantes, tolérantes. Je ne me suis jamais sentie jugée avec mes questions. Au départ du cheminement, j’ai acheté la Bible pour les enfants, la Bible illustrée, la Bible racontée, la Bible en BD… Et je posais plein de questions car je suis quelqu’un qui a besoin de tout comprendre et tout expliquer. Les réponses qu’on me donnait n’étaient pas très précises ni convaincantes à mon goût. Je les trouvais un peu perchées, je dois l’admettre ! J’étais devenue catéchumène avec Mélody et Maxime.

À force d’étudier la Bible pendant les réunions et aussi en dehors, je me suis laissé aller, j’ai arrêté d’être dans le contrôle et de vouloir tout comprendre. Il y a des choses qu’on ne peut pas comprendre et expliquer et c’est comme ça. Je me suis laissé porter par l’amour que Jésus nous a transmis. Je suis sûrement devenue perchée moi aussi !

Avec le groupe d’accompagnants, on a fait plein de choses ensemble comme des journées organisées avec des visites, des pique-niques, des journées diocésaines, on a même fait une retraite spirituelle pendant un week-end. C’était génial. Nous sommes tous différents mais Dieu nous rassemble, nous avons créé des liens forts. C’était une chance énorme d’être aussi bien accompagnée et je doute que ce soit le cas sur d’autres paroisses. Je ne pourrais jamais assez les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour nous.

Au fur et à mesure que mon baptême approchait, j’avais hâte et ma foi avait grandie ! Peu importe si je ne suis pas marraine un jour, je ne me fais pas baptiser pour une raison désormais, mais pour moi-même car en mon for intérieur je sais que j’ai été appelée. Rien n’était fait pour que j’aie la foi et pourtant je suis portée par cet amour puissant que j’ai envers le Christ et envers Dieu. J’ai douté parfois de vouloir recevoir le baptême car je ne me sentais pas à la hauteur, pas digne de recevoir les sacrements. Nous sommes tous appelés à être enfants de Dieu, il est miséricordieux et nous aime tous.

Le jour du baptême, quand j’ai reçu l’eau versée sur ma tête, une grosse vague d’émotion m’a submergée et je me suis laissé le temps de la savourer. J’étais très émue, j’ai eu chaud et j’avais envie de pleurer. Cette sensation ne peut pas se décrire davantage, c’était puissant. Par rapport au début de mon parcours, je me sens apaisée, suis devenue plus tolérante, je m’émerveille devant ce que la vie quotidienne a à offrir. Je mesure la chance que j’ai d’avoir ma famille. Je sais qu’on veille sur moi, je me sens protégée et si je rencontre une difficulté, elle ne me pèse pas car je sais que tout fini par passer. Avoir la foi m’a ouvert aux autres. Dieu fait des merveilles et je suis tellement reconnaissante d’avoir la foi et d’avoir reçu sa grâce. Amen.

Loïs BOLTEAU

Témoignage sur mon parcours de sympathisant de l’Église catholique jusqu’au baptême

Baptême de Maxime

 

Ce fut pour ma part un cheminement incroyable de 2 ans et demi qui a commencé à la suite de la confirmation de ma conjointe, ce qui m’a permis de me mettre en route vers le baptême. Nous avons été extrêmement bien accompagnés pendant tout ce temps par une équipe hyper investie, à l’écoute et bienveillante, qui a réussi à toujours faire en sorte d’être présente, sans jugement et d’une gentillesse incroyable. Ils nous ont préparés et accompagnés lors de temps forts, extrêmement marquants, instructifs et riches de rencontres et d’enseignements de la foi. Accueillis lors de l’entrée en catéchuménat, où nous avons été présentés à la communauté, je voulais vous remercier pour votre accueil et votre bienveillance à notre égard car cela m’a conforté dans mon choix de rejoindre la grande famille des chrétiens et de continuer à suivre notre Seigneur Jésus Christ.

Personnellement il y a plusieurs temps forts qui m’ont marqué et ont fait grandir ma foi :

  • Visite des différentes congrégations de Saint Laurent sur Sèvre :

Ce qui m’a permis de rencontrer père Olivier Nantenaina des pères montfortains et son parcours très intéressant, ainsi que la congrégation des sœurs de la Sagesse qui nous ont fait visiter leur chapelle et leur lieu de vie et de culte. Ce fut un moment riche de discussion et d’histoire, et aussi la découverte des Frères de Saint Gabriel.

 

  • Pèlerinage de la fête diocésaine du 08 juin 2025 :

Ce fut mon premier pèlerinage et j’ai trouvé ça très intense à vivre. La journée était vraiment incroyable à vivre avec toute la communauté, et elle a été clôturée par la confirmation des adultes en cheminement.

 

 

  • Installation de Monseigneur de DINECHIN :

Nous avons eu la chance avec le groupe d’accompagnement au catéchuménat de pouvoir assister à l’installation de Monseigneur et ce fut un moment rempli de grâce et d’Esprit Saint car nous avons eu la chance de recevoir la bénédiction pour ma part et la communion pour les autres membres du groupe de la part de Monseigneur de DINECHIN. Ce fut un moment de grande joie.

 

        Retraite spirituelle à Notre Dame des Gardes :

Ce fut un moment riche de rencontres et d’adaptation car nous avons vécu au même rythme que les sœurs pendant ce séjour. Ce fut un moment de joie, de partage très intense, car elles ont fait preuve d’un accueil et d’une gentillesse incroyables. Ce fut un séjour sous le signe de la prière et de la découverte des différents offices qui rythment leur vie quotidienne.

 

En février 2026, nous avons aussi vécu l’appel décisif avec tous les catéchumènes de Vendée, nos parrains et marraines et l’évêque. Ce fut une célébration incroyable vécue avec la paroisse de Challans qui nous a accueillis pour l’occasion. Et après cela est arrivée la période des scrutins ; nous avons eu 3 dimanches consécutifs une messe avec des enseignements et aussi un temps de discernement sur notre parcours et notre volonté de nous faire baptiser. Et pour finir,  la semaine sainte s’est présentée à nous avec ses célébrations du jeudi saint où j’ai pu participer à la messe en participant au lavement des pieds qui a été une messe très inspirante, une messe du vendredi saint vécue de manière très intense.

Et pour conclure ce chemin, une veillée pascale durant laquelle nous avons reçu les 3 sacrements de l’initiation chrétienne, accompagnés de nos familles, nos amis, notre équipe d’accompagnants et l’assemblée, qui a été une célébration remplie d’Esprit Saint et de joie, et pouvoir enfin communier avec le Christ. Voilà mon parcours durant tout ce temps, qui m’a paru passer à toute vitesse tellement il était beau et rempli de joie et de beaux moments et de très belles rencontres que je n’aurai jamais pensé faire. Et toujours dans la recherche de notre Seigneur et être à l’écoute de sa parole et de ses actes. Pour conclure ce témoignage, je voudrais remercier dans un premier temps l’ensemble de l’équipe d’accompagnants qui a été source d’inspiration, de gentillesse et toujours de bons conseils avec qui j’ai noué de solides liens. Remercier également toute la paroisse de St Barthélemy de Mortagne pour son accueil et sa bienveillance à notre égard. La chorale qui nous a fait une célébration de la veillée pascale absolument incroyable et pour son travail au quotidien.

L’ensemble des personnes qui préparent les messes et qui participent à la vie de l’Église, merci à vous. Les diacres et les prêtres présents tout au long des messes et autres moments forts de notre parcours, pour leur investissement, leur bénédiction, leur bienveillance et leur accompagnement. Et remercier le Seigneur qui m’a accueilli au sein de sa grande famille et qui fait de moi une personne meilleure chaque jour de ma vie, je le remercie aussi.

Maxime BALGAN

Imposition pour la confirmation
Confirmation

 

 

 

 

Méditation pour le 11ème dimanche du temps ordinaire – 14 juin 2026 – Ekenley

ONZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE A

Ex 19, 2-6a                            Ps 99 (100)                             Rm 5, 6-11                       Mt 9, 36 – 10, 8

 

Appelés à devenir un royaume de prêtres !

Après un long périple partant du carême, passant par les grandes fêtes pascales, nous reprenons le cours du temps ordinaire de l’année A. En cet onzième dimanche, nous méditons sur la vocation des douze apôtres dans l’évangile de Matthieu ; Jésus les choisit, les appelle et leur confie une mission, celle d’annoncer que le royaume est tout proche. C’est une occasion favorable pour chacun de penser à sa propre vocation en tant que baptisé(e).

 

L’appel des apôtres est précédé par un triste constat de la part de Jésus : «Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » Aujourd’hui, ne sommes-nous pas amenés à faire le même constat dans notre société ? Ne sommes-nous pas désemparés par les guerres et les violences sur nos frères et sœurs (même les enfants ne sont pas épargnés) ? Ne sommes-nous pas abattus par les soucis, les inquiétudes,  les incertitudes du présent et de l’avenir ? Notre société semble s’égarer de plus en plus, elle a du mal à trouver le chemin de la justice véritable et de la paix ; donc il y a besoin, je dirais jusqu’à dire qu’il y a urgence de faire quelque chose.

 

Suite à ce constat, Jésus appelle les douze pour aller là où il devrait aller et annoncer ce qu’il est lui-même venu annoncer dans le monde, un royaume nouveau. Dans l’Évangile de saint Matthieu, la première prédication de Jésus s’articule ainsi : « Convertissez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche (Mt 3) ». C’est exactement la même chose qu’il demande aux douze d’annoncer au peuple d’Israël. C’est aussi ce qu’il demande à chacun de nous aujourd’hui. D’abord, il nous appelle à devenir « un royaume de prêtres, une nation sainte » ; ensuite, il nous envoie annoncer ce royaume au monde. Étant des ouvriers à la vigne du Seigneur, nous sommes appelés à devenir : son cœur en nous laissant toucher par la souffrance du monde, sa voix en annonçant son amour et sa vérité, ses mains en prenant soin de nos frères et sœurs.  Jésus nous demande d’accomplir pour les autres ce qu’il a accompli par avance pour nous. Il nous a sauvés alors que nous étions pécheurs, maintenant il nous envoie auprès des autres pour les ramener au salut. Il nous a guéris alors que nous étions malades, maintenant il nous envoie prendre soin des autres. Il nous a éclairés par son Esprit de vérité alors que nous marchions dans les ténèbres, maintenant il nous envoie pour être lumière au milieu des nations. Qu’attendons-nous pour agir ? Nous avons reçu gratuitement, ne devons-nous donner gratuitement ?

 

Le monde a tant besoin d’amour, de lumière, de justice, de paix… en un mot, le monde a besoin du Christ. Écoutons l’appel du Seigneur, levons-nous, formons ensemble ce peuple de prêtres qui apporte le salut du Christ au monde entier.

 

« Ce fut par la douceur de ses paroles qu’il attira comme avec un appât ses apôtres à sa suite ; qu’il guérit les malades les plus incurables et qu’il consola les plus affligées. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse (ASE), 122.

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

 

L’Action Catholique Ouvrière : un engagement de toute une vie…

L’ACTION CATHOLIQUE OUVRIÈRE

Un engagement de toute une vie, en fidélité au Monde Ouvrier et Populaire et à l’Évangile

« Je suis content d’être en ACO »

« Je ne serais pas le même si je n’avais pas connu l’ACO »

« L’ACO me fait vivre ma foi autrement que ce qu’on m’avait inculqué »

Chacun son histoire, son cheminement, ses engagements, sa façon de vivre en fidélité avec ses convictions de croyant, mais quel que soit le chemin, nous avons toujours été invités ou accueillis par quelqu’un.

Pour nous, c’est la JOC qui nous a donné une ouverture sur la vie ouvrière, permis d’en être fiers et de vivre notre foi à travers cet engagement.

Puis après notre mariage, nous avons rejoint une équipe d’ACO pour partager notre vie quotidienne de travail, familiale, syndicale, associative, avec la démarche de Révision de Vie du VOIR- JUGER- AGIR, à la lumière de l’Évangile. C’est vraiment notre premier lieu d’Église pour approfondir notre foi et qui donne du sens à notre vie. Un lieu d’écoute et de confiance où l’on peut parler de choses profondes, même si l’on est en désaccord. C’est aussi un lieu de solidarité, pour défendre la dignité et la justice dans le monde ouvrier et populaire. L’ouverture au monde nous enrichit grâce aux liens avec d’autres mouvements ou services d’Église : l’ACE, la JOC, le CMR, la Pastorale des Migrants, le Secours Catholique, Église verte, la conduite des funérailles… dont nous partageons les valeurs et les actions.

Sans l’ACO peut-être que comme beaucoup nous aurions quitté l’Église, dont le langage, les rites, la théologie nous parlent peu s’ils ne rejoignent pas notre vie. Mais pour le moment, nous restons fidèles à la Célébration de l’Eucharistie qui nous permet, en communion avec la communauté paroissiale,  d’apporter nos vies : joies, peines, rencontres… de prier, rendre grâce et demander pardon.

Personnellement, c’est le message évangélique d’amour du Christ qui conduit ma vie. En essayant de vivre comme Jésus nous l’a enseigné, entre autres à travers les paraboles, nous ne pouvons pas nous tromper de chemin :

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

Témoigner de nos convictions et de notre foi, nous essayons de le faire quand les occasions se présentent avec des personnes que nous rencontrons dans nos divers engagements d’Église ou non, avec des amis, en famille, avec nos enfants et petits-enfants. Nous transmettons aussi des invitations, le message de Noël de la Mission Ouvrière, un chemin de carême, un poème…

« Témoigner, même si nous ne savons pas toujours ce que cela produit »

« L’ACO, acteur de dialogue et de démocratie dans la société et en Église », c’est le thème de la Rencontre Nationale le weekend de la Pentecôte à la Pommeraie/Loire.

Joël et Madeleine, membres d’une équipe ACO sur la paroisse St-Barthélemy

 

QUELQUES MOTS POUR COMPLÉTER L’ÉDITO

L’ACO ? Qu’est-ce que c’est ?

C’est un Mouvement d’Action Catholique, comme l’ACE pour les enfants, la JOC pour les jeunes, qui rejoint les adultes du milieu ouvrier et populaire et nous permet de faire Révision de Vie, avec la démarche du Voir, Juger, Agir.

Comment avons-nous connu l’ACO ?

Par un engagement à la JAC ou à la JOC dans notre jeunesse, par un évènement de la vie ouvrière, par d’autres mouvements d’Église de jeunes ou d’adultes, par un prêtre, par une recherche personnelle d’un lieu de réflexion avec d’autres personnes, qui nous ont aidés à approfondir notre foi… mais quel que soit le chemin, nous avons toujours été invités ou accueillis par quelqu’un.

« Chacun son cheminement, son histoire, ses engagements, sa façon de vivre en fidélité avec ses convictions de croyant»

 « Venant du monde agricole, au début ce n’était pas facile de se retrouver dans le monde ouvrier, mais nous étions en attente… et l’ACO pouvait y répondre »

« On sortait d’une tradition d’avant Vatican II » – « Ca m’a fait vivre ma foi différemment de ce qu’on m’avait inculqué. J’ai découvert la réalité de la vie ouvrière»

« On a vu l’église autrement. Je suis venu à l’ACO quand j’ai été défendu par des militants syndicaux. Ce qu’ils pensaient  je le pensais, mais je ne l’avais jamais exprimé »

 « Nous avons découvert l’ACO grâce à des couples que nous connaissions, qui étaient engagés dans la vie d’église, syndicale ou citoyenne.

« Le mouvement, notre équipe, étaient accompagnés par un aumônier investi dans l’Action Catholique, pour nous aider à réfléchir à ce que nous vivions, à la lumière de l’Évangile »

« Je ne serais pas le même si je n’avais pas connu l’ACO »

« Les engagements de toute ma vie ont toujours concernés le milieu ouvrier et populaire »

 « L’action, c’est ce qui me porte. La théologie nous parle peu, si elle ne rejoint pas notre vie»

« Pour moi ce qui compte, c’est la présence aux autres. La justice, ça me parle ! Quand je ne dors pas, je prie »

« On a besoin des témoignages des uns et des autres pour ajuster notre regard, ça nous fait grandir »

La Révision de Vie

Cest un lieu d’écoute, de confiance, où l’on peut parler de choses profondes de nos vies, même si on est en désaccord. Un lieu où l’on se reconnaît du monde ouvrier et populaire, par solidarité, pour plus de dignité et de justice. Un lieu d’Église pour approfondir notre foi, et d’ouverture au monde par le lien avec d’autres mouvements d’action catholique : l’ACE, le CMR, le CCFD, la Pastorale des Migrants, le Secours Catholique, Église verte…

 

 

Notre mouvement nous propose des moyens

  • La revue « Témoignage » qui relatent des faits de vie, d’actualité  et des actions qui nous parlent. Le dossier du dernier n° : « Les municipales, un enjeu pour notre démocratie ». On y retrouve aussi des prières, des témoignages, une double page sur la Bible… en lien avec notre vie relationnelle et professionnelle, qui nous aident à préparer nos rencontres.
  • Des temps forts, comme la Réco annuelle. Cette année, le thème était l’écologie en lien avec la création qui nous est confiée.
  • La journée des Ainés qui a eu lieu le 7 avril sur le thème du « numérique et de l’IA » à confronter avec notre intelligence humaine qui nous vient de Dieu.
  • La rencontre Nationale 2026 le thème : « L’ACO, acteur de dialogue et de démocratie dans la société et en église »  –             Le slogan : « Acteurs de dignité et de solidarité » qui aura lieu à La Pommeraie sur Loire, le weekend de la Pentecôte du 23 au 25 mai.

Comment l’ACO nous permet de vivre et de parler de notre foi ?

  • Notre participation aux célébrations de la paroisse  permet la rencontre et la communion avec ceux qui font église avec nous. Faire mémoire avec Jésus-Christ dans l’Eucharistie, c’est apporter notre vie de la semaine, les joies, les peines, les rencontres… un temps pour prier, remercier, demander pardon…
  • À l’équipe liturgique, nous pouvons apporter notre point de vue sur le choix des textes, la prière universelle, les chants…
  • Les permanences paroissiales sont parfois un lieu d’écoute, de partage de notre foi.
  • La conduite des sépultures: témoigner par la préparation ou bien lors de la célébration, car chaque vie a du prix.
  • Avec nos enfants, des amis: saisir les occasions de discussion sur ce que l’on croit… Invitation et partage du Message de Noël de la Mission Ouvrière, Chemin de carême, poèmes…
  • Nos engagements dans la vie associative, syndicale, de solidarité, citoyenne… sont aussi des occasions de témoigner de notre foi en l’homme et parfois en Dieu.

« Témoigner, même si nous ne savons pas ce que çà produit »

                                                               Pour l’équipe d’ACO,

                                               Maurice et Marie-Thé, Joël et Madeleine

Méditation sur la Solennité du Saint Sacrement- 7 juin 2026-Ekenley

SOLENNITÉ DU SAINT SACREMENT/ A

Dt 8, 2-3.14b-16a                      Ps 147 (147 B)                        1 Co 10, 16-17                    Jn 6, 51-58

 

Un seul corps dans le Christ !

Ce dimanche, nous célébrons la solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ (dans certains pays ou certaines régions, cette fête a été célébrée jeudi dernier). Cette fête est d’une importance capitale pour tous les chrétiens, puisque nous sommes sauvés par le don du Corps et du Sang du Christ. Par désobéissance, nous avons mangé du fruit de l’arbre défendu ; cela nous a éloignés de Dieu et nous a menés à la mort. Par son obéissance à son Père, le Christ nous donne sa Chair comme vraie nourriture et son Sang comme vraie boisson, afin que nous devenions un seul corps en Lui et avec Lui et que nous puissions vivre de la Vie de Dieu.

 

Dans son grand amour, Dieu n’a jamais cessé de prendre soin de nous. Même après le péché, il était là ; il a marché avec nos pères dans le désert et les a nourris de la manne. Mais la nourriture du Corps et du Sang du Christ n’est pas comme les autres. Elle est particulière. Elle ne nourrit pas seulement nos corps, mais elle nourrit tout ce que nous sommes, puisque elle communique en nous  la Vie de Dieu. C’est justement ce que Jésus affirme dans l’Évangile : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

 

Ceux et celles qui se communient au Corps et au Sang du Christ deviennent une seule chair avec Lui. Quoiqu’il se donne à tous et que chacun le reçoit tout entier, le Christ demeure le Sacrement de notre unité ; c’est ce que nous chantons dans la séquence : « On le reçoit sans le briser, le rompre ni le diviser ; il est reçu tout entier. » Saint Paul, dans la deuxième lecture, attire notre attention sur cette communion entre nous et au Christ en nous disant : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » Tel est le désir du Christ : en donnant son Corps et son Sang, il veut que nous devenions unis, attachés à Lui. Et qu’en nous attachant à lui, nous trouvions la vie.

 

En ce jour, nous sommes invités à prendre conscience de l’importance de ce grand mystère de notre foi. Devant ce mystère, nous sommes en adoration, nous contemplons notre Dieu qui se livre pour nous et qui est constamment présent dans notre vie. À chaque fois que nous disons « amen » en communiant au Corps et au Sang du Christ (que ce soit en espèce ou en adoration), nous disons « oui » à la Vie de Dieu et nous nous rappelons que nous formons un seul corps, uni au Christ pour l’éternité.

 

« Je vous désire, ô pain de vie, dès aujourd’hui, sans attendre à demain

J’en veux manger, j’en meurs d’envie, j’ai grand faim, donnez-moi du pain. »

Saint Louis-Marie de Montfort, Cantique 112, 4.

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le dimanche de la Sainte Trinité -31 mai 2026-Ekenley

DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITÉ / Année A

Ex 34, 4b-6.8-9                       Cantique Dn 3,                        2 Co 13, 11-13                      Jn 3, 16-18

 

Sauvés par amour, dans l’unité !

Le dimanche qui suit la Pentecôte, l’Église célèbre le mystère de la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois Personnes. Cette solennité n’a pas pour objectif d’expliquer avec des raisonnements logico-humains le concept « Trinité », car beaucoup se trompent en voulant limiter Dieu en lui attribuant des caractéristiques humaines. Quand nous faisons une réflexion, il y a toujours un peu de « ce que nous sommes », or ce que nous sommes ne peut pas tout dire sur « ce que Dieu est ». Il existe toujours une part de mystère quand nous sommes en face de Dieu, Lui seul peut se révéler réellement à nous. Il se révèle depuis la création du monde ; il a parlé à nos ancêtres dans la foi (Moïse sur le Sinaï), il l’a fait en son Fils Jésus-Christ, son Verbe éternel, envoyé dans le monde pour nous sauver ; il continue de se révéler à nous, à travers l’Esprit-Saint.

 

Dans l’œuvre de la création, nous pouvons constater un ordre et une harmonie qui rendent toute chose bonne et belle (cf. Gn 1). Cette harmonie est l’expression d’un Dieu unique qui est communion en Lui-même, un Dieu qui est un « Nous » et qui crée toute chose par amour : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gn 1, 26). Cet amour de Dieu demeure même quand nous lui tournons le dos ou que nous nous révoltons contre Lui (c’est le cas du peuple Israël dans le désert). Dieu ne peut pas renoncer à son amour pour nous, car il est Lui-même Amour, il est «LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » C’est pourquoi, alors que l’humanité allait vers sa perte, « il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Pour accomplir l’œuvre de la rédemption, Jésus n’était jamais isolé de son Père ; le Père et lui sont Un. Aujourd’hui, l’Esprit-Saint est à l’œuvre dans l’Église pour sauvegarder l’amour et l’unité au sein des membres du corps du Christ. Comme pour nous dire : « C’est par amour que le salut vous a été donné, c’est dans l’amour que vous devez le recevoir. »

 

La solennité de la Sainte Trinité nous donne l’occasion de renouveler notre foi dans le Dieu unique qui est Père, Fils, et Esprit-Saint. Si notre intelligence a du mal à l’expliquer, notre foi nous permet tout simplement de contempler ce mystère à travers la Parole de Dieu et l’œuvre du salut. Nous devons nous rappeler que notre vocation est de participer à cette communion d’amour du Dieu trinitaire pour l’éternité.

 

« En Dieu sont trois personnes : Père, Fils, Saint-Esprit.

Trois infiniment bonnes, je le crois, Dieu l’a dit.

Trois ne font qu’un seul Dieu, car trois n’ont qu’une essence :

Le Père est Dieu, le Fils est Dieu,

Enfin le Saint-Esprit est Dieu,

Tous égaux en substance. »

Saint Louis-Marie de Montfort, cantique (Ct) 109, 2.

 

 

 

 

 

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (TITO), smm

Feu de la Sagesse

Méditation pour le dimanche de la Pentecôte. 24 mai 2026-Ekenley

PENTECÔTE

Ac 2, 1-11                          Ps 103 (104)                        1 Co 12, 3b-7.12-13                     Jn 20, 19-23

 

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs !

            Ce dimanche, l’Église célèbre la solennité de la Pentecôte. 50 jours après Pâques, les apôtres étaient en prière, l’Esprit-Saint est descendu sur eux sous forme de langues de feu. Grâce à l’effusion de l’Esprit-Saint, les verrous de la peur ont été brisés et les apôtres se mirent à proclamer les merveilles de Dieu aux nations dans un langage que chacun pouvait comprendre.  Aujourd’hui, arrivons-nous à comprendre la voix de l’Esprit qui continue d’annoncer les œuvres de Dieu à travers l’Église ou à devenir nous-mêmes cette voix ?

 

Malgré les nombreuses manifestations du Christ après sa résurrection devant les apôtres, ces derniers étaient encore timides, entre la crainte des juifs et l’attente du Paraclet promis par Jésus. Ainsi, entre l’Ascension et la Pentecôte, ils ont vécu un temps de retraite spirituelle qui les a préparés à recevoir l’Esprit-Saint : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière… » (Ac 1, 14). Avec la venue de l’Esprit-Saint, il n’avait plus peur d’annoncer publiquement la bonne nouvelle. Évidemment, les gens étaient étonnés devant la conviction avec laquelle les apôtres agissaient. Ils se demandaient d’où leur venaient cette sagesse, cette intelligence, ce conseil, cette science, cette force, cette piété, cette crainte du Seigneur ? Ils ont vite compris qu’ils ont reçu tout cela de Dieu par la puissance de l’Esprit : « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit ».

 

Écoutons saint Paul dans la deuxième lecture : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit… À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. » L’Esprit reçu par les apôtres est l’Esprit qui procède du Père et du Fils, il unit l’humanité à Dieu et entre elle. C’est l’Esprit d’amour et d’unité qui fait de nous un seul corps en Jésus-Christ, qui nous conduit dans la vérité toute entière. Le Christ souffle son Esprit-Saint sur les apôtres et les envoie accomplir ce que lui-même il devait accomplir, le salut du genre humain. Quand nous agissons sous la mouvance de l’Esprit-Saint, ce n’est plus nous-mêmes qui agissons, mais le Christ qui agit en nous (cf. Ga 2, 20). C’est pourquoi nous n’avons pas à avoir peur, ni à nous demander comment nous allons faire ; l’Esprit-Saint peut accomplir en nous et à travers nous ce qui parait impossible à l’œil humain.

 

Par le baptême, chaque chrétien reçoit l’Esprit du Christ pour vivre en témoins dans le monde. Suis-je encore trop timide ? Renoncé-je parfois à la voix de l’Esprit ? Ai-je du mal à être docile à l’Esprit ? L’Esprit-Saint est encore à l’œuvre aujourd’hui, c’est encore le temps de lui ouvrir notre cœur en reprenant la séquence : « Viens, Esprit-saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. »

 

« Quand la Sagesse éternelle se communique à une âme, elle lui donne tous les dons du Saint-Esprit et toutes les vertus dans un degré éminent, savoir : les vertus théologales…, les vertus cardinales…, les vertus morales… »

Saint Louis-Marie de Montfort, Amour de la Sagesse Éternelle (ASE), 99.

 

  1. Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm

Feu de la Sagesse