SEPTIÈME DIMANCHE DE PÂQUES A
Ac 1, 12-14 Ps 26 (27) 1 P 4, 13-16 Jn 17, 1b-11a
Tous, d’un même cœur !
Le septième dimanche de Pâques se situe entre la solennité de l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte. Le Christ ressuscité retourne auprès de son Père tout en promettant de marcher avec ses amis sur le chemin de la Vie, grâce à l’Esprit de vérité. L’évangile de ce dimanche est une prière, un échange d’amour de Jésus à son Père avant de laisser ses amis (la veille de sa Passion). Pourquoi Jésus prie-t-il ? Pour quoi ? Pour qui ?
Sûrement, nous avons déjà entendu cette réflexion disant que si Jésus est Dieu, pourquoi a-t-il besoin de prier ? Évidemment, cette réflexion est issue d’une manière très réduite de concevoir la prière ; elle serait l’action de ‘‘s’approcher d’une divinité par des actes de culte pour demander ou attirer une faveur’’. Or, en Jésus-Christ, nous découvrons que la véritable prière est avant tout un désir, une quête d’amour et de communion avec Dieu. Jésus, Fils de Dieu depuis toute éternité, ne s’est jamais séparé de son Père en venant dans le monde, il est resté en parfaite communion avec Lui : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jn 14, 11). La prière devient ainsi l’acte qui concrétise ce lien indéfectible existant entre le Père et le Fils. Jésus n’a pas prié qu’une fois ou dix fois ou cent fois durant son passage sur la terre ; toute sa vie terrestre a été une prière, c’est-à-dire une vie d’amour et de communion avec le Père, comme deux cœurs qui s’aiment, qui se regardent, qui se contemplent, qui se parlent à l’infini.
Pour quoi ? Jésus prie pour que le Père « glorifie » son Fils. Jésus n’est pas venu dans le monde pour y chercher la gloire, il n’en avait pas besoin puisqu’avec le Père, il partage la même gloire « bien avant que le monde existe ». S’il demande au Père de le glorifier, c’est pour que la gloire de Dieu soit connue dans le monde et que le monde soit sauvé par la foi en lui : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire ». Cette œuvre dont parle Jésus, c’est l’œuvre de la rédemption et du salut qui fait entrer l’humanité dans la vie éternelle ; Or, la vie éternelle, c’est que nous connaissions le Père, lui le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus Christ.
Pour qui ? Voici ce que dit Jésus : « Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. » Le « monde » ici n’est pas une catégorie rejetée ou oubliée par le Christ, mais la catégorie de ceux et celles qui n’accueillent pas le Verbe de Dieu : « Il était dans le monde… mais le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 1, 10). Jésus prie pour nous.
Comme les apôtres, entrons dans cette démarche de communion avec Dieu par la prière et de communion entre nous par la charité fraternelle. Que nous formions un seul cœur en Jésus-Christ !
« Mille fois mon cœur vous désire, amour divin, venez à moi :
Être sans vous, c’est un martyre, venez donc me donner la loi. »
Saint Louis-Marie de Montfort, cantique 5, 40.
- Ekenley JEAN-NOËL (Tito), smm
Feu de la Sagesse


En 1707, cette croix de buisson sera remplacée par un calvaire de granit, peut être sous influence de St Louis Marie Grignion de Montfort, (grand missionnaire de l’Ouest de la France), ce qui est sûr, c’est qu’en 1880, une mission (d’une durée de 4 semaines) prêchée par les Montfortains de St Laurent, est clôturée par la plantation d’un imposant calvaire face à nous, une procession de plus de 1000 personnes, rehausse de leur présence l’éclat de la cérémonie, et entonne le cantique « Vive Jésus Vive sa croix » cantique attribué au Bon Père de Montfort.
Cette chapelle sera démolie en 1881, lors de la construction de la route conduisant du bourg à la gare d’Évrunes.







