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Auteur/autrice : PsB2m_tAgne

Grande fête diocésaine à Saint-Laurent-sur-Sèvre 8 juin 2025 – Pèlerins d’Espérance

Le 8 juin prochain, notre diocèse vous invite à un grand rassemblement à Saint-Laurent-sur-Sèvre. S’inscrivant dans le cadre du Jubilé « Pèlerins d’Espérance », cette grande fête a pour vocation de réunir l’ensemble des Vendéens qui n’ont pas eu cette occasion depuis les 700 ans du diocèse.

Le thème choisi par le pape François pour le Jubilé 2025 étant « Pèlerins d’Espérance », notre journée débutera par une démarche pèlerine avec 4 parcours possibles en fonction des capacités et goûts de chacun qui débuteront tous à 9h30. Une marche « Foi, espérance et charité » qui partir de Treize-Vents jusqu’à Saint Laurent-sur-Sèvre (5 kms), une marche « Ecologie intégrale » autour de l’Etang de la Barbinière (3 kms), une marche Montfortaine dans la ville-sanctuaire, et une proposition pour les personnes non marchantes dans la basilique. Mgr Jacolin donnera ensuite une conférence sur le thème « Foi, espérance et charité – quand la petite sœur tire les deux grandes » dans la basilique à 11h30 avant que les pèlerins se retrouvent pour pique-niquer tous ensemble. A noter que plusieurs commerçants (boulangeries, pizzéria) ouvriront leurs boutiques ce jour-là, proposant des menus à emporter. Attention : les réservations sont conseillées.

Le programme de l’après-midi proposera des stands, allant du parvis de la basilique à la rue Jean-Paul II, tenus par les mouvements, associations de fidèles et services diocésains (AFC, Catéchèse et Catéchuménat, AEP, Secours Catholique, CMR, Accueil Louis & Zélie, Vocation, etc.). Ils seront présents de 13h30 à 16h en moyenne. Durant cette période des conférences, enseignements, témoignages, jeux et ateliers seront également proposés : Escape Game dans la basilique pour les jeunes, chants gestués avec Foi et Lumière, fresque sur l’Ecologie Intégrale, … Les petites conférences verront des thèmes variés être abordés tel que « Chrétiens d’Orient : quelle espérance pour aujourd’hui ? » (Œuvre d’Orient), « Apprendre à aimer en vérité » (Pastorale Familiale), « Comment la spiritualité ignatienne peut-elle m’envoyer dans le monde en “Pèlerin d’Espérance” ? » (CVX), ou encore « La joie de la fraternité est pour tous » (Petite Communauté Ste Claire). La liste est non-exhaustive. Une grande conférence sera donnée dans la cathédrale à 15h par le père Antoine Nouwavi et Nathalie Clermont sur « Les 1700 ans du Credo de Nicée » sous forme d’une catéchèse.

Ceux qui souhaiteraient se confesser ou prendre un temps d’adoration, ce sera possible dans la chapelle des sœurs de la Sagesse entre 10h et 16h, avant de voir l’adoration se clôturer par un chapelet au même endroit.

En fin de journée à 17h, nous serons tous invités à nous retrouver à la basilique de Saint Laurent-sur-Sèvre pour terminer cette grande fête diocésaine par la célébration de la messe durant laquelle 100 adultes confirmands du diocèse recevront le sacrement de la Confirmation.

Infos pratiques : un programme détaillé (heure, lieu, acteur, etc) sera mis en ligne prochainement sur le site du diocèse de Luçon, ainsi qu’une application smartphone spécifiquement conçue pour cet évènement (téléchargeable en amont ou le jour-même). Vous y retrouverez également les parcours des marches pèlerines, la liste des commerçants ouverts pour les menus à emporter, etc.

Certaines paroisses organisent des covoiturages ou cars pour se rendre à Saint Laurent-sur-Sèvre le 8 juin prochain. Nous vous invitons à vous tourner directement vers votre paroisse pour connaître les modalités.

Méditer, Agir groupe laudato si Avril

 

MÉDITER avec les paroles du Pape François ➢ AGIR

  Saint François D’Assise, fidèle à l’Écriture, nous propose de reconnaître la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté : « La grandeur et la beauté des créatures font contempler, par analogie, leur Auteur » (Sg 13, 5)… C’est pourquoi il demandait qu’au couvent on laisse toujours une partie du jardin sans la cultiver, pour qu’y croissent les herbes sauvages, de sorte que ceux qui les admirent puissent élever leur pensée vers Dieu, auteur de tant de beauté.                                                                Laudato Si, n°12

 

. Et si je prenais en ce début de printemps où la nature renaît, le temps de contempler comme St François d’Assise la végétation et de louer Dieu pour sa beauté, sa simplicité et les dons qu’elle nous fait.

. Et si je prenais ensuite la peine de me dire si j’ai suffisamment d’attention et de respect pour les plantes sauvages,  de mon jardin ou croisées lors de mes promenades, qui sont essentielles pour la biodiversité…

 

 

Inauguration et Bénédiction École Saint Raphaël aux Landes Genusson

Le samedi 22 mars, le Père Janvier était invité par Séverine FORTIN, cheffe d’établissement, à bénir les nouveaux locaux de l’école.

L’école compte maintenant 10 classes pour 257 élèves. Ces travaux ont été menés à bien grâce aux parents et nombreux bénévoles qui ont donné de leur temps et de leur savoir-faire, à l’entreprise AFORPAQ pour son professionnalisme et son écoute, ainsi qu’au soutien financier des mécènes, de la mairie et du diocèse.

Le Père Janvier a béni toutes les personnes présentes ainsi que tous les enfants qui franchiront les portes de cette école.

 

Les 16 croix, réalisées par quelques séniors des Landes Genusson pour chacune des classes, ont également été bénies par le Père Janvier.

 

 

 

Accompagnés à la clarinette, les enfants et les équipes éducatives ont chanté et mimé le Notre Père

Coupure du cordon en présence de Guy GIRARD, maire des Landes Genusson, Stéphane NOUVEL, directeur diocésain de l’enseignement Catholique (DEC), Père Janvier, Séverine FORTIN, ainsi que les représentants de l’OGEC et de l’APEL.

Célébration de Pâques Ecole Saint Louis – Saint Martin des Tilleuls

Célébration de Pâques Ecole Saint Louis Saint Martin des Tilleuls

De la maternelle au CM2, les 116 enfants de l’école, étaient rassemblés dans l’église de Saint Martin des Tilleuls, entourés de leurs professeurs des écoles et de leurs catéchistes.

Accueillis par Philippe qui leur a lu la parole de la résurrection

Accompagnés de Camille, pour chanter :

“Quarante jours pour vivre dans la prière”

“Ecoute, écoute, surtout ne fais pas de bruit”.

 

 

En route vers Pâques, les enfants cheminent pas à pas depuis le début du carême, avec des paroles de gentillesse, des paroles qui font du bien au cœur.  

Tous « Ressuscités avec le Christ »

Tous « Ressuscités avec le Christ »

J’ai toujours été marqué par ce qu’écrit l’apôtre Paul aux chrétiens de Colosses : « Vous êtes ressuscités avec le Christ » comme si notre entrée dans la vie éternelle était en cours. Ce que je crois profondément. Elle n’est donc pas à reporter uniquement à l’échéance finale de notre vie. Elle est déjà en partie réalisée dans la communion vitale au Christ par la foi et l’amour qui agit en nous. Je me sens bien petit pour en rendre compte, ET POURTANT, je crois profondément que sa vie de Ressuscité coule en nous.

Alors moi-même qui viens de passer le cap des 85 ans, comment je vis ce temps nouveau ?

En fait c’est le temps de la « déprise » que j’apprends à considérer comme un temps favorable pour vivre la grâce de l’âge qui avance, avec heureusement, moins de responsabilités. Je sens bien que l’heure du « passage » approche sans savoir quand il sera exactement. Cette heure à venir, je la sais importante. Elle se rend présente sans cesse à ma vie intérieure. En fait cela me plaît, car pour moi la rencontre avec le Christ est une attente essentielle, exigeante en vérité : une attente habitée par la résurrection du Christ déjà à l’œuvre en moi. J’aime écouter sa présence en moi au jour le jour en fidélité à mon baptême. Cela suppose un véritable consentement à cet abandon avec au fond de moi le même désir que celui du Christ qui arrive à dire, non sans peine, non sans lutte intérieure « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne » (Jn 10,18). Ce qui veut dire encore pour moi, faire l’apprentissage d’une nouvelle qualité d’être, une plus grande capacité à aimer en vérité, à me laisser aimer tel que je suis, sans artifice, en toute humilité…en faisant l’expérience d’une certaine dépossession de moi-même, de mes forces physiques, de ma vitalité. Oui c’est bien le temps de la « déprise » en vérité pour la croissance de mon être profond, grâce à mon « être avec le Christ ».

Aider chacun(e), avec le Christ, à sortir de son tombeau

Ce qui me préoccupe le plus, avec mon âge, c’est de faire découvrir Jésus-Christ par ma présence à celui ou à celle qui attend d’être rejoint et les regarder comme une personne, en particulier les malades, les personnes souffrantes, les personnes qui « n’ont personne» ou si peu avec la sensation d’être enfermées dans leur tombeau, dans leur désespérance. Par mon ministère pastoral de « service », c’est aussi le soutien de ceux et celles qui ont une responsabilité plus lourde à porter, qu’ils soient prêtres, diacres ou laïcs. A cela je peux consacrer du temps, moins talonné, mais tellement heureux d’être en service pour les uns et les autres et de partager mon espérance.

Avec Jésus-Christ faire réussir et fleurir  la Fraternité universelle

Ce qui me tient le plus à cœur pour l’humanité tout entière et pour notre monde d’aujourd’hui bien perturbé, c’est de nous rappeler le beau projet que Jésus-Christ a rendu possible par le don de sa vie ! Nous le savons bien sûr, mais peut-être pas assez : faire réussir, fleurir la fraternité universelle tellement malmenée et qui ne demande qu’à grandir. Avant de mourir et de ressusciter il a donné deux signes et le chemin pour le vivre et faire de nous des artisans de « CETTE FRATERNITE UNIVERSELLE ». Avant de se mettre à table pour son dernier repas avec la petite équipe qu’il avait formée, il s’est mis à genou pour laver les pieds de ses disciples en leur disant : « ce que je viens de faire pour vous, faites-le les uns pour les autres » Et deuxième signe c’est le don de son corps et de son sang, comme signe du partage et de sa présence, comme signe de son alliance nouvelle et éternelle avec ces mots : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». Le chemin est désormais ouvert comme nous dit Pierre, dans la première lettre (1P2) : « Il nous a marqué le chemin pour que nous allions sur ses traces ».

Bon Chemin vers Pâques avec la joie de l’espérance qui ne déçoit pas ! J’invite, chacun de nous à nous demander, membres de cette paroisse toute jeune : « Dans ma vie, quel est le tombeau d’où le Christ m’appelle à émerger pour une vie nouvelle ? ».

Gérard BATY

Concerts de la Semaine sainte les 15 & 16 avril 2025 à 20h

« Pour la deuxième année, l’Ensemble vocal de L’Institut Musical de Vendée et l’Ensemble Vocal Polymnie sont heureux de vous inviter aux concerts de la Semaine sainte les 15 & 16 avril 2025 à 20h à la Basilique de Saint Laurent sur Sèvre autour du REQUIEM de Fauré et du STABAT MATER de Pergolèse, interprétés par 40 chanteurs, 2 organistes et 2 solistes.

Les réservations se font sur le site de l’Institut Musical de Vendée, imv-vendee.fr, ou en appelant le 06 82 91 99 70  »

Edito de Mars 2025

60 ANS DE DIACONAT PERMANENT, QUELQUES TÉMOIGNAGES (Suite)

« Thierry, que signifie pour toi « être diacre en milieu professionnel ? » »

Je pense que l’on est chrétien avant d’être diacre et malgré l’ordination, son attitude, sa façon d’être est plus liée à sa foi.

Je ne pense pas avoir changé, professionnellement depuis l’ordination. En fait, je continue à être, autant que possible, en accord avec ma foi, même au bureau.

Ce qui a changé, par contre, c’est le regard des autres. Les collègues connaissent, pour la plupart, mon implication et ma position dans l’Église. Ce changement se traduit de différentes manières. Autour de la machine à café, par exemple. La religion revient de temps à autre dans la conversation, sous forme de blagues. Ce n’est jamais méchamment, et je ne m’en offusque pas. Au contraire, cela permet, parfois, de passer quelques messages avec le sourire…

Et puis, de temps à autre, les collègues n’hésitent pas à me rappeler que je suis diacre, lorsque je perds patience ou que les discussions s’enflamment… Mais toujours avec le sourire !

Naturellement, je suis aussi parfois interpellé sur les positions de l’Église sur certains sujets de société, ou lors des différents scandales qui l’ont secouée depuis quelques années. Ce n’est pas toujours simple de trouver les mots.

Mais, et je crois que c’est le plus important, le fait que les collègues soient au courant leur permet aussi de venir discuter, de manière généralement discrète, de sujets divers. Cela va de celui qui vient raconter ce que son enfant a vécu au caté, à ceux qui ont besoin de parler après la perte d’un proche ou d’un collègue. Parfois, ce sont des questions sur des cérémonies, des rites ou des textes entendus.

Dernièrement, un soir, alors qu’il n’y avait plus personne au bureau, un collègue est venu me voir pour discuter d’une parole de saint Paul entendue lors d’un mariage : « Femmes, soyez soumises à vos maris. » (Eph 5, 22) Cela avait choqué son épouse et il avait besoin d’en parler.

En fait, je pense qu’être diacre, dans le milieu professionnel, c’est être là, à l’écoute. En fait, l’ordination est avant tout un signe qui rend visible cette disponibilité.

Thierry ROZÉ, diacre permanent – Mortagne-sur-Sèvre

 « Héloïse, en tant qu’épouse de Thierry qui est diacre permanent, est-ce que le diaconat de Thierry a changé quelque chose en toi ? »

Se donner du temps pour accepter

Suite à l’appel inattendu adressé à Thierry, j’ai tout d’abord eu beaucoup de doutes, d’hésitations et le « oui » de l’ordination m’a demandé tout un cheminement. Pour moi, l’appel au diaconat a d’abord été source de questionnements : pourquoi lui ?  Qu’est-ce que cela allait engendrer comme impact sur notre vie de famille ?, notre couple ?…

Ce sont les années de discernement et les trois années de formation qui m’ont permis d’accepter que le diaconat vienne enrichir notre sacrement de mariage.

 

Le sentiment de cheminer dans ma foi et de la nourrir

Le jour de l’ordination, l’évêque demande à l’épouse : « Acceptez-vous tout ce que le diaconat qu’il va recevoir apportera de nouveauté dans votre couple et votre vie de famille ? » J’ai alors pu répondre un Oui confiant.

Après dix ans d’ordination, je peux dire que les fruits de l’ordination rejaillissent sur notre vie de couple, sur mes relations avec les autres en général et sur le regard que je peux porter sur nos proches. Ce cheminement m’a fait évoluer dans ma foi : je suis plus sensible à la lecture de la Parole de Dieu et aime m’en laisser habiter. J’ai aussi découvert la prière quotidienne et le soutien spirituel que peut m’apporter la prière ou ce que ma prière peut apporter aux autres.

Du fait de la mission de Thierry, je reconnais être régulièrement interpellée sur des sujets d’Église par des collègues ou des connaissances qui en sont loin : ces échanges sont toujours très riches et m‘aident à grandir et à poursuivre mon chemin de foi. J’aime à penser que je suis restée moi-même mais que le diaconat me procure une intimité particulière avec Dieu.

Héloïse ROZÉ – Mortagne-sur-Sèvre

 

 

60 ANS DE DIACONAT PERMANENT, QUELQUES TÉMOIGNAGES

Le diaconat permanent a été réinstauré dans l’Église catholique par le concile Vatican II en 1964, cela fait donc 60 ans. En Vendée, le premier diacre permanent a été ordonné en 1970, le onzième a été ordonné en 1993. Aujourd’hui ils sont cinquante-six en exercice. Sur notre paroisse, la première ordination au diaconat permanent remonte à novembre 1995. Depuis quatre autres diacres ont été ordonnés.

L’équipe du bulletin a souhaité donner la parole à trois d’entre eux, ainsi qu’à l’épouse de l’un d’eux, pour nous aider à « sentir » comment ce ministère, disparu sous sa forme permanente pendant près de mille ans, colore aujourd’hui la vie de nos communautés.

“Philippe, quelle a été ta réaction lorsque tu as été appelé au diaconat permanent ?”

Hélène et moi avons reçu cet appel dans un contexte particulier où nous avions décidé de cesser notre activité commerciale pour réorienter nos vies professionnelles vers d’autres horizons.

Nous avons eu la visite de deux membres de la commission d’éveil au diaconat du doyenné. Nous les avons écoutés. Pour ma part, j’ai mis un peu de temps à réaliser qu’ils nous demandaient de réfléchir à un possible service diaconal. J’étais loin de penser que ce genre de service pourrait m’être demandé un jour. La nuit suivante, Hélène et moi avons peu dormi, tant nous étions bouleversés par cette interpellation. Personnellement, je ne me sentais pas digne de cet appel ; de plus, je vivais déjà notre changement de vie professionnelle comme un appel du Seigneur à lui faire confiance pour notre avenir. Dire oui à cette nouvelle perspective non maîtrisée n’allait pas de soi ; par ailleurs, cela n’engageait pas que moi, mais bien notre couple et notre famille.

La foi est pour moi l’endroit d’un grand mystère, le lieu d’une rencontre où chacun, en son intimité, côtoie Dieu. Cet appel à servir l’Église d’une manière si particulière m’a conduit à de nouveaux déplacements intérieurs pour suivre le Christ là où il me conduirait. Après la surprise de l’appel, c’est l’enthousiasme et la joie de vivre une nouvelle aventure avec le Seigneur qui m’ont accompagné. C’est pourquoi avec Hélène nous avons cheminé vers le discernement, puis la formation pour le service diaconal. Par ce oui au diaconat, j’ai fait l’expérience de la joie de recevoir et de se donner.

Philippe Cailleaud, diacre permanent – La Verrie

 

« Christian, depuis ton ordination, quelles sont les joies, les difficultés que tu as rencontrées?”

 

Lorsque j’ai été ordonné diacre en septembre 2015, cela faisait déjà plus de 50 ans que le diaconat permanent avait été rétabli. Depuis, 10 ans se seront bientôt écoulés durant lesquels j’ai vécu mon ministère avec beaucoup de joies. L’une des toutes premières a été la célébration des ordinations : nous étions cinq ce jour-là entourés de nos familles, de nos amis et de nombreux paroissiens. Ce fut un beau signe de fraternité. Mon épouse et moi avons dit « oui » au diaconat avec enthousiasme et détermination. J’ai vécu un moment fort où j’ai exprimé publiquement ma volonté d’engagement dans l’Église et pour le service.

Comme diacre, je suis amené à célébrer des mariages et des baptêmes. Je me réjouis d’accompagner les couples et les parents sur le chemin vers ces deux sacrements ; avec les différences de sensibilités et de valeurs, le parcours de foi est propre à chacun. Ces rencontres sont aussi enrichissantes pour chacun des participants qu’ils le sont pour moi-même.

Mais le diaconat réserve aussi des moments difficiles, notamment au moment de sépultures et en particulier d’enfant. On prend conscience que la douleur et la détresse dépasse tout et qu’aucun mot n’a de résonance à ce moment-là dans le cœur de parents endeuillés. Dernièrement, je me suis senti impuissant. Depuis, je confie à Dieu dans ma prière tous ces parents qui sont profondément dévastés par la mort de leur enfant.

Christian VINCENT, diacre permanent – Tiffauges